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Mondial-2019 : France - États-Unis, les Bleues au pied d'une montagne

La Française Eugénie Le Sommer et l'Américaine Alex Morgan vont s'affronter le 28 juin au parc des Princes.
La Française Eugénie Le Sommer et l'Américaine Alex Morgan vont s'affronter le 28 juin au parc des Princes. AFP

Comme attendu, les Bleues vont affronter les États-Unis en quart de finale du Mondial. Pour espérer poursuivre l'aventure et décrocher enfin un titre qui leur fait défaut, les Françaises vont devoir réaliser un exploit.

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Depuis des mois, cette affiche des quarts de finale est dans tous les esprits. Les Françaises vont enfin défier les Américaines, vendredi 28 juin, dans un parc des Princes plein à craquer.

"C’était le match attendu. Ça y est, on y est", a résumé la sélectionneuse Corinne Diacre à la veille de ce choc. Sur le papier, les Françaises font figure de Petit Poucet face à cet ogre américain. Au compteur, la Team USA affiche trois Coupes du monde (1991, 1999 et 2015) et quatre Jeux olympiques (1996, 2004, 2008, 2012), tandis que l’armoire des françaises est désespérément vide. Lors d’un Mondial, les Bleues n’ont jamais fait mieux qu’une demi-finale perdue en 2011 contre cette même équipe américaine (3-1).

"Les filles sont au taquet"

Face à la meilleure équipe au monde, le défi est immense, mais la motivation est totale. "Les filles sont au taquet. Demain, s’il y a un bien un levier sur lequel je ne vais pas intervenir, c’est bien celui-ci. Les joueuses sont dedans. Jouer les États-Unis, c’est énorme", a insisté la sélectionneuse.

"À nous d’écrire notre histoire. Il y aura deux grandes équipes et on se donnera à fond pour aller chercher cette qualification. Les objectifs sont clairs. On doit aller à Lyon. Il reste une étape. Mais on est sur le chemin", a confirmé la capitaine, Amandine Henry.

"C'est à nous d'écrire notre histoire", selon la capitaine Amandine Henry.

Cette dernière sait de quoi elle parle. Sur la pelouse du parc des Princes, elle va retrouver certaines de ses anciennes coéquipières, comme Lindsey Horan ou Tobin Heath. La milieu de terrain a en effet joué pendant un an et demi aux États-Unis chez les Portland Thorns. "Il y avait un jeu plus direct qu’en Europe et je vais essayer de m’en servir", a-t-elle expliqué. "Ce sont mes copines en dehors du terrain, mais sur le terrain, il n’y aura pas de cadeau à se faire."

"Rien n'est impossible"

Les deux équipes se connaissent bien. Elles se sont déjà affrontées à 25 reprises et le bilan est à l’avantage des Américaines avec 17 victoires, pour 4 défaites et 3 nuls. Mais les Bleues sont invaincues depuis trois matches. Lors de leur dernière rencontre, en janvier dernier au Havre, l’équipe tricolore s’est même imposée (3-1). "C’était un autre contexte, un match de préparation, en janvier. Les joueuses américaines venaient juste d’être rassemblées en camp d’entraînement", tempère toutefois Corinne Diacre. "Ce jour-là, on les a quand même battues ; ça doit être une force de se dire que rien n'est impossible. Quand on est capable de faire les choses une fois, on doit être capable de les répéter."

Les Bleues ont aussi pu se rassurer en voyant la prestation des États-Unis face à l’Espagne en huitièmes de finale. Après avoir débuté le Mondial en mode bulldozer contre la Thaïlande (13-0), les Américaines ont été mises en difficulté par les Ibériques et n’ont arraché leur qualification que grâce à deux penalties (2-1). La défense de la Team USA a montré des signes de faiblesse, tandis que les attaquantes vedettes, Alex Morgan en tête, n’ont pas été à la fête. "Tout le monde veut la maîtrise et personne n’aime être bousculé. On connaît les qualités de cette équipe américaine, mais elle a aussi des défauts", a ainsi commenté Amandine Henry.

La France a aussi montré de grosses lacunes lors de ces derniers matches. Même si elles restent sur quatre succès consécutifs, les Bleues ont manqué cruellement d’efficacité en attaque et ont eu quelques trous d’air en défense. Les piliers de l’équipe Eugénie Le Sommer et Wendie Renard ont été particulièrement à la peine lors de la victoire poussive (2-1 après prolongations) sur le Brésil en huitièmes de finale. Les Bleues pourront toutefois s’appuyer sur l’énergie de leurs jeunes pousses. Depuis le début du Mondial, Kadidiatou Diani, en attaque, et Griedge Mbock, en défense, sont devenues les étincelles et les pièces maîtresses de cette sélection.

L’équation est en tout cas simple. Pour espérer gravir la montagne américaine, les joueuses de Corinne Diacre doivent sortir le match de leur vie. C’est "le moment de briller", comme le résume le slogan du Mondial.

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