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CAN-2019 : accusé de harcèlement sexuel et soutenu par Salah, Warda fait polémique en Égypte

Accusé d'harcèlement sexuel, Amr Warda (à gauche) a reçu le soutien public de son coéquiper Mohamed Salah.
Accusé d'harcèlement sexuel, Amr Warda (à gauche) a reçu le soutien public de son coéquiper Mohamed Salah. AFP

Accusé de harcèlement sexuel, le footballeur égyptien Amr Warda a été exclu, puis réintégré dans l’équipe qui participe à la CAN. Une affaire qui fait réagir en Égypte et égratigne l’icône Mohamed Salah, qui a affiché son soutien à son coéquipier.

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Exclu au début de la CAN-2019, puis réintégré avant les huitièmes de finale sous la pression de ses coéquipiers, Amr Warda suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux en Égypte.

Le joueur de 25 ans avait été exclu de sa sélection mercredi 26 juin, après avoir été accusé de harcèlement par plusieurs femmes qui ont diffusé sur les réseaux sociaux des captures d'écran de messages insistants et une vidéo obscène attribués à l'international égyptien.

Après l'explosion du scandale, plusieurs coéquipiers d'Amr Warda lui ont exprimé leur soutien, Mohamed Salah en tête. Sur Twitter, l’attaquant de Liverpool a appelé à "croire aux secondes chances" et estimé que "bannir n'est pas la réponse".

Sous la pression des joueurs, la Fédération égyptienne (EFA) a décidé vendredi de "réduire" la sanction et réintégrer Amr Warda à partir des huitièmes de finale, saluant au passage "l'esprit de solidarité" des joueurs. En expliquant également que les faits se sont produits avant la préparation de la compétition : "L'exclusion définitive avait été décidée en pensant que les faits s'étaient produits durant le camp d'entraînement, ce qui est faux", explique à l'AFP le responsable média de l'EFA, Ossama Ismaïl.

Dans une vidéo postée sur Facebook, Amr Warda a ensuite présenté des excuses au public, mais sans citer ses accusatrices.

"Équipe de harceleurs"

Cette réintégration dans la sélection égyptienne d'Amr Warda provoque une vive polémique dans le pays, écornant au passage l'icône Mohamed Salah. Le hashtag "équipe de harceleurs" en arabe était le plus partagé sur Twitter en Égypte vendredi, et nombre d’internautes ont exprimé leur mécontentement, y compris à l’égard de la star des Pharaons : "Salah soutient le harcèlement", s'indignent certains.

De nombreux internautes l’ont accusé d'avoir un "double standard", alors qu’il a, par le passé, appelé à mieux "traiter les femmes" dans une interview à Time.

Cette affaire a "creusé un fossé entre les supporters et l'équipe", analyse Tarek Talaat, journaliste au site spécialisé Yalla Kora. La décision de la fédération est une "catastrophe pour la société" en raison du "rôle social" du football, auprès des jeunes garçons en particulier, estime-t-il.

L'avocate spécialisée dans les droits des femmes, Me Azza Souleiman, dit avoir été "choquée" par le soutien des joueurs à Amr Warda. La "tolérance envers le harceleur" reste flagrante, dans ce pays très conservateur où "il n'est pas perçu comme un criminel", dit-elle.

Avec AFP

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