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Une attaque meurtrière des Taliban dans Kaboul

Des fumées s'échappant du quartier de Puli Mahmood Khan, dans le centre de Kaboul, le 1er juillet 2019.
Des fumées s'échappant du quartier de Puli Mahmood Khan, dans le centre de Kaboul, le 1er juillet 2019. Mohammad Ismail, REUTERS

Une attaque à la voiture piégée à Kaboul, lundi matin, a fait six morts et des dizaines de blessés dans un quartier du centre de la capitale afghane. Elle a été revendiquée par les Taliban.

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Six personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont une cinquantaine d'écoliers, par l'explosion d'une voiture piégée conduite par un kamikaze à Kaboul, en Afghanistan, lundi 1er juillet. Une attaque qui a été revendiquée par les Taliban.

"À 8h50 (6h20 à Paris), une explosion s'est produite près du (quartier) PD 16 à Kaboul. Une voiture piégée a d'abord explosé, puis plusieurs assaillants ont attaqué un bâtiment. La zone est bouclée par les forces spéciales de police", a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi.

"Le nombre de blessés a atteint 65 personnes, dont 9 enfants", a indiqué sur Twitter le Dr Wahidullah Mayar, porte-parole du ministère de la Santé, ajoutant que les patients avaient été pris en charge par "nos équipes médicales et chirurgicales".

Revendication des Taliban

L'attentat, qui s'est produit à une heure de pointe dans le quartier de Puli Mahmood Khan, visait "un centre logistique et d'ingénierie du ministère de la Défense", a affirmé le porte-parole des Taliban Zabiullah Mujahid dans un communiqué, ajoutant qu'"un grand nombre d'assaillants" avaient ensuite pénétré dans ce bâtiment.

Des hélicoptères survolaient la zone de l'explosion et des échanges de tirs étaient sporadiquement audibles. Une colonne de fumée s'élevait dans le ciel. "Les assaillants se trouvent près de la tour Gulbahar (qui contient un centre commercial et des appartements, NDLR). La zone est bouclée", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police, Firdaws Faramarz. "Plusieurs personnes prises au piège ont été évacuées par les forces de sécurité", a-t-il ajouté.

L'explosion s'est produite à proximité des locaux de la chaîne Shamshad TV, qui a brièvement cessé d'émettre avant de diffuser des images de ses locaux, très endommagés.

"Cette attaque éhontée illustre le mépris cruel des Taliban pour leurs compatriotes afghans, qui ont constamment affirmé le besoin urgent de trouver une solution pacifique au conflit", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

La reprise de pourparlers entre Afghans et Taliban

Moins de 24 heures de cette attaque, des négociateurs allemands et américains ont annoncé que les responsables afghans et des Taliban vont se rencontrer à partir de dimanche à Doha, au Qatar, pour tenter une nouvelle fois de parvenir à un règlement politique et de mettre fin à la présence militaire américaine. Les Taliban refusent de négocier avec le président Ashraf Ghani et une précédente tentative de ramener les deux parties à la table des discussions a échoué après un désaccord sur les participants.

Les responsables afghans "participeront seulement en leur qualité personnelle et sur un pied d'égalité", a déclaré Markus Potzel, le représentant spécial allemand pour l'Afghanistan et le Pakistan, dans un communiqué. "Une composante essentielle de tout processus menant vers cet objectif sera un échange direct entre Afghans", a-t-il encore dit.

Zalmay Khalilzad, le négociateur américain qui a tenu plusieurs rounds de discussions avec les Taliban, principalement au Qatar, a affirmé que le dialogue était une partie essentielle de tout accord de paix.

Depuis samedi, des discussions de paix sont de nouveau en cours à Doha entre les insurgés afghans et des représentants américains. Elles portent sur quatre points principaux : le retrait des troupes américaines, l'assurance que l'Afghanistan ne servira pas de refuge à des groupes insurgés voulant attaquer d'autres pays, un dialogue inter-afghan et un cessez-le-feu permanent. Si les deux parties semblent s'accorder sur les deux premiers points, les insurgés freinent sur les deux suivants.

Avec AFP

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