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Les 28 reprennent les négociations sur les postes clés européens

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, arrive au sommet des dirigeants européens à Bruxelles, le 30 juin 2019.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, arrive au sommet des dirigeants européens à Bruxelles, le 30 juin 2019. Geoffroy van der Hasselt, REUTERS

Les discussions ont repris mardi à Bruxelles pour désigner les futurs responsables de l'Union européenne. La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, serait envisagée pour la présidence de la Commission européenne.

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Alors que les discussions piétinent depuis dimanche, les dirigeants européens sont à nouveau réunis à Bruxelles, mardi 2 juillet, pour tenter de trouver un consensus sur les candidats aux postes clés de l’Union européenne.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a proposé aux chefs d'État et de gouvernement de l'UE le nom d'Ursula von der Leyen Ursula, actuelle ministre allemande de la Défense pour la présidence de la Commission européenne, selon plusieurs sources internes. Agée de 60 ans, Ursula von der Leyen a été plusieurs fois ministre et avait un temps été pressentie pour succéder à Angela Merkel.

Cette proposition est susceptible de mettre un terme aux profondes divisions entre les dirigeants européens sur la nouvelle équipe amenée à diriger l'UE. En cours depuis dimanche 30 juin à Bruxelles, les discussions ont été suspendues à deux reprises, lundi soir puis mardi matin illustrant les difficultés à trouver un compromis.

La candidature de Frans Timmermans divise

Jusqu’ici Frans Timmermans faisait figure de favori. Cette option prévoyait, d'une part, la désignation du social-démocrate néerlandais à la présidence de la Commission européenne et d'autre part celle de la Bulgare de droite (PPE) Kristalina Georgieva à la présidence du Conseil européen, avaient indiqué plusieurs sources européennes.

Mais les pays de l'Est - le "groupe de Visegrad" - se sont frontalement opposés au Néerlandais, responsable, en tant que premier vice-président de la Commission, de procédures de sanctions contre la Pologne et la Hongrie pour des accusations de violations de l'État de droit.

Il était également envisagé de nommer un libéral comme chef de la diplomatie européenne, qui pourrait soit être le Belge Charles Michel soit la Danoise Margrethe Vestager.

Une autre source avait aussi évoqué la possibilité de nommer Margrethe Vestager, actuellement commissaire européenne à la Concurrence, première vice-présidente à la Commission, aux côtés de Timmermans.

La présidence du Parlement européen, dont le mandat dure deux ans et demi, pourrait être partagée entre le PPE (Parti populaire européen, droite) et les libéraux.

La candidature de Manfred Weber

L'Allemand Manfred Weber, candidat du PPE - premier parti politique au Conseil et au Parlement européens - pour la présidence de la Commission, recalé lors du précédent sommet le 20 juin, pourrait ainsi obtenir un lot de consolation.

Après deux ans et demi, Manfred Weber pourrait laisser la place à un libéral, éventuellement le Belge Guy Verhofstadt, selon les mêmes sources. Cette option ménagerait les sensibilités des uns et des autres. Manfred Weber avait en effet accepté de soutenir la nomination du candidat de la famille sociale-démocrate, Frans Timmermans, à condition d'obtenir pour lui-même la présidence du Parlement européen et celle du Conseil pour un autre membre du PPE.

Les libéraux, troisième force au Parlement européen et qui au départ réclamaient la présidence du Conseil, auraient mis de l'eau dans leur vin, en y renonçant et en se reportant sur le poste de chef de la diplomatie européenne.

La droite tient la clé de ces nominations. Aucune solution ne peut être avalisée sans le soutien de cette famille politique, car aucune majorité n'est possible sans les votes de son groupe au Parlement européen. Le Parlement européen doit impérativement élire son nouveau président lors de sa session inaugurale mercredi à Strasbourg.

Un cinquième poste clé de l'Union européenne est à pourvoir cette année, celui de la présidence de la BCE. Cette fonction, hautement sensible, doit être attribuée à un banquier plutôt qu'un politique. Elle fait cependant partie du puzzle des nominations. La France pourrait la réclamer, selon une source européenne. Plusieurs candidates sont citées, dont Danièle Nouy, présidente du conseil de supervision au sein de la Banque centrale européenne.

Avec Reuters et AFP

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