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Dans la presse

Affaire du Sea-Watch :"Que l'Allemagne invite ses concitoyens à ne pas enfreindre les lois italiennes"

Capture d'écran France 24

Dans la presse, ce lundi 1er juillet : la poursuite de la répression violente contre les manifestants pro-démocratie au Soudan. La rencontre-surprise entre Donald Trump et Kim Jong-un sur le sol nord-coréen. La polémique provoquée par l’interpellation de la capitaine du navire humanitaire Sea-Watch, qui a débarqué en Italie en fin de semaine dernière, malgré l’interdiction des autorités italiennes. Et la grêle au Mexique.

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Dans la presse, la violente répression des manifestants, hier, au Soudan, où plusieurs personnes ont été tuées par balles au cours de la journée.

D’après Middle East Eye, les rassemblements d’hier étaient les plus importants depuis la dispersion le 3 juin dernier du sit-in devant le QG de l'armée, à Khartoum - une charge de la police, épaulée par les paramilitaires des Forces de soutien rapide, qui avait fait des dizaines de morts. Alors que les manifestants réclament toujours le transfert des pouvoirs aux civils, Sudan Vision évoque «la frustration politique» de toutes celles et ceux qui étaient descendus dans la rue dans l’espoir de renverser une dictature vieille de 30 ans, des Soudanaises et des Soudanais qui ont aujourd’hui le sentiment que «la révolution s’est évaporée», ou qu’elle «leur a été volée» par la junte toujours au pouvoir. Une frustration que le quotidien juge être «le résultat d’aspirations à la fois irréalistes et exagérées», en prévenant que «le changement auquel aspirent les Soudanais ne pourra pas s’accomplir en une nuit, mais par une suite de réussites révolutionnaires». Cet appel à la patience et à la modération résonne étrangement face à un pouvoir qui semble surtout occupé à se consolider, comme en témoignent ces révélations du Financial Times. Le quotidien affirme que le vice-président du Conseil militaire de transition, Mohamed Hamdan Dagalo, appelé aussi Hemeti, a embauché en mai dernier une société de lobbying canadienne, Dickens&Madson, pour organiser une rencontre avec le président américain Donald Trump, obtenir le soutien de l’homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Haftar (lui aussi client de Dickens&Madson) et des livraisons de blé gratuites en provenance de la Russie. Autant de services facturés 6 millions de dollars, d’après le quotidien britannique.

Dans la presse, également, les nombreuses réactions à la rencontre surprise, hier, entre Donald Trump et Kim Jong-un en Corée du Nord, une première pour un président américain depuis l’armistice de 1953. «Les négociations entre les États-Unis et la Corée du Nord reprennent, mais vont-elles mener quelque part?», s’interroge The Guardian, qui estime que la rencontre entre les deux dirigeants «va au-delà de la simple opération de communication», dans la mesure où elle va déboucher sur une reprise des discussions entre Washington et Pyongyang. Pour The Washington Post en revanche, la messe est dite : «Le franchissement, par Donald Trump, de la zone démilitarisée ne mènera nulle part». Le journal en veut pour preuve le fait que «plus d’un an après le premier sommet de Singapour», lui aussi présenté à l’époque comme «historique», «la Corée du Nord n’a toujours pas livré le détail de ses programmes d’armes de destruction massive», pourtant considéré comme «le prérequis d’un progrès réel dans leur démantèlement». The Washington Post ne goûte pas beaucoup, non plus, la participation à cette visite et lors du sommet du G20 au Japon de la fille de Donald Trump, Ivanka, et de son gendre, Jared Kushner. Une présence jugée «surréaliste» et «inappropriée» par le quotidien, et qui n'a pas convaincu non plus le dessinateur Morland, dont on a trouvé le dessin sur Twitter. Le président américain aime décidément franchir les lignes, qu'il s’agisse de celle qui le sépare de Kim Jong-un, ou du président russe, Vladimir Poutine, ou encore du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane…

A-t-elle franchi une ligne rouge? L’interpellation, en Italie, en fin de semaine dernière, de Carola Rackete, la capitaine du navire humanitaire Sea-Watch, divise la presse italienne et l’Union européenne. «Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance», s’est justifiée hier la jeune capitaine allemande, en ajoutant que «la situation était désespérée, (et que son) objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées». Une position qui provoque une passe d’armes entre Rome et Berlin, d’après La Repubblica, qui rapporte que le président de la République allemande a fait part hier de ses reproches à l’Italie, «un pays fondateur de l’Europe dont on s’attendrait qu’il gère une telle affaire autrement». Ce à quoi le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a répliqué en lui demandant «courtoisement de s’occuper de ce qui se passe en Allemagne et, si possible, d’inviter ses concitoyens à éviter d’enfreindre les lois italiennes». Une fermeté partagée par Libero, qui accuse Carola Rackete d’avoir «ouvert la voie» à d’autres humanitaires, désormais tentés de débarquer de force en Italie. «Un autre navire rempli de gens est en train d‘arriver, quelle galère», titre ce matin le quotidien italien.

À ceux qui ont soupiré et pesté toute la semaine dernière contre la canicule en Europe, je recommande de jeter un cil au journal mexicain Excelsior, qui rapporte que des averses de grêle hors normes ont touché hier Guadalajara, une ville du nord du Mexique où la grêle n'est pas inhabituelle à cette période de l'année. Elle est tombée avec une telle intensité que la couche de glace a atteint jusqu'à deux mètres.

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