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Wimbledon: Djokovic reprend sa marche, Osaka s'enfonce

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Paris (AFP)

Novak Djokovic a parfaitement entamé sa campagne londonienne lundi à Wimbledon près d'un mois après son coup d'arrêt à Roland-Garros, à l'inverse de Naomi Osaka, la N.2 mondiale, éliminée d'entrée.

- Djokovic repart de l'avant -

Le Serbe n'était plus apparu sur un court depuis plus de trois semaines et sa demi-finale perdue, à Paris, face à Dominic Thiem. Une défaite qui l'avait privé d'un rêve fou, celui d'un deuxième +Nole slam+, avec un quatrième tournoi du Grand Chelem d'affilée. Et comme Rafael Nadal, qui fera lui ses débuts mardi sur le gazon londonien, il avait fait le choix de ne disputer aucun tournoi avant Wimbledon. Ses retrouvailles avec le gazon londonien, qui avaient marqué le début de sa reconquête du trône mondial l'année dernière, étaient donc attendues.

Pour son premier tour, il n'avait pas hérité d'un tirage si simple face à Philipp Kohlschreiber (57e mondial). L'Allemand n'a rien d'un monstre mais il avait déjà embêté le Serbe par le passé et l'avait même battu en mars à Indian Wells. Sauf que, lundi, il n'a jamais été en position de rééditer cet exploit: +Djoko+ s'est remis en mode injouable, comme souvent en Grand Chelem.

"A chaque fois que je retrouve le court, je pense aux sensations passées", a reconnu le Serbe. Le délice de sa victoire l'année dernière l'ont donc certainement aidé. Peut-être aussi la présence de Goran Ivanisevic, venu lui donner un coup de main pour la quinzaine.

Alexander Zverev, 5e mondial, n'a lui pas vraiment la même approche que le Serbe en Grand Chelem. Après avoir enfin atteint les quarts à Paris, son meilleur résultat, il s'est fait piéger d'entrée par le 124e mondial, le colosse tchèque Jiri Vesely 4-6, 6-3, 6-2, 7-5. Une nouvelle déception pour l'Allemand.

- Anderson en rythme -

Kevin Anderson, le finaliste sortant, n'avait pas donné vraiment d'indication sur son niveau de jeu après une coupure de trois mois en raison d'une blessure au coude. Il avait foulé la pelouse du Queen's il y a une dizaine de jours et s'était incliné au 2e tour. Face à Pierre-Hugues Herbert, qui a pu mesurer tout l'engouement que son association en double avec Andy Murray provoque outre-manche en raison d'un simple strap sur sa cuisse, n'a pas fait le poids face au Sud-Africain 6-3, 6-4, 6-2.

"J'espérais qu'il ait un petit peu de mal mais, après, on sait que s'il rentre sur le terrain, il peut jouer de cette manière-là", a expliqué le Français, tout en rassurant les médias britanniques sur son strap: une douleur lors de l'entraînement dimanche mais, finalement, rien de grave.

- Première pour Auger-Aliassime -

L'incongruité n'est plus. Le jeune talent Canadien, qui a littéralement explosé cette année en passant de la 106e place mondiale en janvier aux portes du top 20 avant la quinzaine londonienne (21e) a mis fin à cette bizarrerie: il n'avait jamais remporté de match en Grand Chelem. Il avait échoué une première fois lors de l'US Open en 2018, battu par son compatriote Denis Shapovalov. Il l'a réussi cette fois face à un autre compatriote, Vasek Pospisil, qui retrouvait, lui, les terrains après plus de six mois d'absence et une opération au dos 5-7, 6-2, 6-4, 6-3.

De l'autre côté du spectre générationnel, la victoire a aussi souri à Ivo Karlovic face à l'Italien Andrea Arnaboldi 6-4, 6-4, 7-6 (7/4). Le Croate, à 40 ans et 136 jours, est le joueur le plus vieux de l'histoire à disputer Wimbledon depuis Ken Rosewall en 1975.

- Osaka à l'envers -

La Japonaise pensait que la perte de sa première place mondiale après sa défaite au 3e tour de Roland-Garros l'avait libérée d'un poids. Mais rien n'est moins sur. Face à la Kazakhe Yulia Putintseva (39e), une joueuse qui lui pose un vrai souci puisqu'elle ne la toujours pas batue en trois confrontations, elle a tenu un set avant de s'écrouler 7-6 (7/4), 6-2. "La clé pour moi, c'est de m'amuser. J'espère trouver un moyen d'y parvenir", a-t-elle lancé, avant de demander à sortir de la salle de presse car "je pense que je vais pleurer".

Elles ne sont désormais plus que quatre à pouvoir détrôner l'Australienne Ashleigh Barty à l'issue de la quinzaine londonienne (Bertens, Pliskova, Kvitova).

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