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La capitaine du Sea-Watch déclarée libre par la justice italienne

Des manifestants demandent la libération de Carola Rackete à Cologne, en Allemagne, le 2 juillet 2019.
Des manifestants demandent la libération de Carola Rackete à Cologne, en Allemagne, le 2 juillet 2019. Federico Gambarini, dpa, AFP

Un juge italien a levé, mardi, l'assignation à résidence de Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch qui avait accosté de force en Sicile pour débarquer des migrants secourus quelques semaines plus tôt au large de la Libye.

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La capitaine du navire de l'ONG allemande Sea-Watch n’a pas enfreint la loi en accostant de force à Lampedusa avec 41 migrants secourus au large de la Libye. Le juge italien chargé de l’affaire a conclu, mardi 2 juillet, que Carola Rackete avait accompli son devoir en protégeant des vies humaines et que le décret italien sur la sécurité n'était "pas applicable aux actions de sauvetage".

L’Allemande de 31 ans, arrêtée le week-end dernier, était accusée d’avoir mis en danger la vie de quatre policiers qui se trouvaient à bord d'une vedette des gardes-côtes heurtée par le Sea-Watch 3, au moment où il accostait de force. Les autorités italiennes lui reprochent, en outre, d'avoir ignoré les ordres de la marine et de s'être rendue complice de passeurs.

"Une grande victoire pour la solidarité"

Désormais libre de ses mouvements, Carola Rackete a exprimé son soulagement et évoqué "une grande victoire pour la solidarité (...) et contre la criminalisation de ceux qui aident", à travers un communiqué de l'ONG Sea-Watch. Elle n'est cependant pas sortie de l'appartement d'Agrigente - le chef-lieu sicilien dont dépend Lampedusa - où elle était confinée depuis lundi.

Matteo Salvini, ministre italien de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), a fait part de sa déception estimant que la justice italienne devait être plus sévere. Il a promis d’expulser du pays la jeune capitaine le plus tôt possible. Une décision qui devra cependant obtenir au préalable le feu vert de la justice.

Le Sea-Watch 3, qui navigue sous pavillon néerlandais, est resté dans les eaux internationales pendant plus de deux semaines avant que la capitaine ne décide d'accoster de force à Lampedusa.

Les 41 Africains débarqués du navire ont été accueillis dans un centre d'hébergement. Selon Matteo Salvini, plusieurs pays européens se sont dits prêts à les recevoir. La presse italienne parle de la France, de l'Allemagne, du Luxembourg, de la Finlande et du Portugal.

Avec Reuters et AFP

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