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Mondial-2019 : l'Anglaise Lucy Bronze, meilleure joueuse du monde ?

La défenseuse anglaise Lucy Bronze, lors du match contre la Norvège, le 27 juin 2019, au Havre.
La défenseuse anglaise Lucy Bronze, lors du match contre la Norvège, le 27 juin 2019, au Havre. Damien Meyer, AFP

La défenseuse anglaise Lucy Bronze compte bien défaire les États-Unis, mardi, et se qualifier pour la finale dans son jardin de Lyon. En quelques semaines, elle est devenue l'une des stars du mondial.

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"C’est la meilleure joueuse du monde. Elle devrait gagner le Ballon d’Or". Depuis sa performance en quart de finale face à la Norvège, le sélectionneur anglais Phil Neville ne tarit pas d’éloges sur sa défenseuse Lucy Bronze. "Le niveau auquel elle a joué ce soir, c’est son meilleur niveau. Et quand elle est à ce niveau, personne ne peut rivaliser avec elle", a-t-il ajouté après cette victoire qui a propulsé les Anglaises en demi-finale du mondial.

Les Trois Lionnes vont affronter, mardi 2 juillet, à Lyon, les Américaines, championnes du monde en titre. Pour ce choc au sommet, une finale avant l’heure, elles auront besoin que Lucy Bronze soit encore une fois à son meilleur niveau. Depuis le début de la compétition, la défenseuse de 27 ans n’a fait que monter en puissance jusqu’à ce tir, coup de canon contre les Norvégiennes, l’un des plus beaux buts du tournoi. "Il y a quatre ans, j’étais peut-être une surprise pour tout le monde, mais pas pour moi. J’avais vraiment la conviction que j’étais capable d’élever mon niveau de jeu. Je savais qu’il y avait des choses à travailler pour devenir la meilleure joueuse possible, mais c’est pareil aujourd’hui, j’essaye toujours de donner le meilleur de moi-même", a-t-elle résumé après le quart de finale.

"La seule fille qui jouait avec les garçons"

En 2015, lors de la Coupe du monde au Canada, Lucy Bronze, qui évolue en club à l’Olympique lyonnais, avait déjà en effet créé la sensation. Mais les Anglaises s’étaient malheureusement inclinées en demi-finale face au Japon (2-1). Deux ans plus tard, elles ont étaient éliminées de l’Euro au même stade de la compétition par les Pays-Bas (0-3). Des échecs au pied de la finale que la Lionne ne veut pas revivre. Depuis des mois, elle s’est programmée pour cette rencontre : "Quand j’ai signé à Lyon, il y a deux ans, le rêve était d’y jouer en Coupe du monde. Et finalement, le rêve devient réalité. Je suis très impatiente, c’est ma maison. C’est un stade que j’aime, j’aime y jouer et c’est une ville que j’adore".

Lucy Bronze a fait du chemin depuis ses débuts dans sa ville natale de Berwick-upon-Tweed, dans le nord de l’Angleterre, à quelques kilomètres de la frontière écossaise. C’est là que la jeune femme, née d’un père portugais et d’une même anglaise, a commencé à jouer au football. "Jusqu’à mes 12 ans, j’étais la seule fille qui jouait avec les garçons", a-t-elle raconté au Guardian. "Je suppliais ma mère de me laisser porter un short à l’école pour que je puisse jouer au foot pendant la pause déjeuner". Mais en ce début d’adolescence, la mixité n’est plus possible. Lucy ne peut plus jouer avec les garçons. "L’entraîneur m’a dit que j’étais trop bonne pour arrêter. Il a supplié ma mère de me trouver une équipe de filles car un jour, il en était persuadé, je jouerai pour l’équipe d’Angleterre".

Un parcours sans faute

Les parents de la jeune footballeuse finissent par accepter. La défenseuse intègre l’équipe de Sunderland, à 90 minutes de chez elle. Et ses efforts finissent par payer. Elle remporte une bourse pour jouer dans une équipe universitaire aux États-Unis, en Caroline du Nord, avec laquelle elle gagne le championnat, une première pour une Britannique. De retour au pays, elle effectue une dernière saison à Sunderland avant de signer à Everton, puis à Liverpool où elle décroche ses deux premiers titres de championnes d’Angleterre. Elle porte ensuite le maillot de Manchester City avant d’être recrutée par Lyon en 2017. Depuis, son armoire à trophées s’est remplie. Avec l’OL, l’Anglaise est devenue championne de France à deux reprises et a gagné une Coupe de France et deux Ligues des champions.

Ses coéquipières de sélection savent combien son expérience est précieuse. "C’est fantastique de l’avoir dans notre équipe", estime ainsi l’attaquante Fran Kirby. "Quand elle dribble, peu de joueuses peuvent l’arrêter. Avoir une telle joueuse capable de faire basculer les matches. C’est génial". Appréciée sur et en dehors des terrains, Lucy Bronze sait mettre de la bonne humeur dans une équipe. "Vous me verrez avec un sourire ou en train de rigoler, mais je prends le jeu à 100 % au sérieux", a-t-elle cependant modéré auprès de la BBC.

La star de l’équipe des Trois Lionnes sait aussi qu’elle est devenue un modèle. Pour elle, le Mondial-2019, le plus médiatisé de l’histoire, va permettre de franchir un cap, comme elle l’a confié à la BBC : "Je souhaite que le monde entier respecte le foot féminin après cela. J’espère que cela va inciter de plus en plus de filles et de femmes à jouer, qu’elles sauront qu’elles seront respectées et traitées à égalité".

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