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Dans la presse

"L'Union européenne, quel numéro de téléphone?"

France 24

À la Une de la presse, ce mardi 2 juillet : les heurts, hier, entre forces de l’ordre et manifestants à Hong Kong, où le Parlement a été occupé avant d’être évacué par la police. Les divisions entre les pays membres de l’UE, qui ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur ses futurs dirigeants. La mobilisation des personnels des urgences, en France. Et le combat de naturistes picards.

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À la Une de la presse, les heurts, hier, entre forces de l’ordre et manifestants à Hong Kong, qui commémorait hier le 22e anniversaire de sa rétrocession à la Chine.

D’après le site Hong Kong Free Press, près de 550 000 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville, avant que des manifestants parviennent à s’introduire dans l’enceinte du Parlement où ils s’en sont pris à l’emblème de Hong Kong. Une action dénoncée, dans la nuit, par la chef du gouvernement, Carrie Lam, dont les protestataires demandent la démission depuis la présentation de son projet de loi controversé sur les extraditions vers la Chine continentale. Un texte finalement suspendu, mais qui a mis le feu aux poudres à Hong Kong. The South China Morning Post défie Pékin de traiter l’île comme «n’importe quelle autre ville chinoise», rappelant le principe «un pays, deux systèmes» qui garantit à Hong Kong une certaine autonomie vis-à-vis du continent. Défiance illustrée par un dessin de Stephens, où l’on voit deux Chines se faisant face, comme la Corée du Nord et la Corée du Sud, séparées par la zone démilitarisée.

Tout comme la chef du gouvernement de Hong Kong, Pékin «condamne» les violences perpétrées par les manifestants, accusés de s’être livrés à des actes de «vandalisme» au sein du Parlement, où le drapeau de l’ancien colonisateur britannique a été déployé. «La loi et l’ordre fondent la prospérité de Hong Kong», prévient The China Daily, qui accuse le Royaume-Uni de jeter de l’huile sur le feu. «La Chine met en garde le Royaume-Uni contre toute ingérence», titre le journal britannique The I, qui s’abstient, comme l’ensemble de la presse d'outre-Manche d’ailleurs, de publier à la Une les photos de manifestants brandissant l’Union Jack. Elle préfère publier, à l'instar du Daily Telegraph, des images de manifestants munis de parapluies, qui furent le symbole de la grande mobilisation de 2014, lorsque les Hongkongais étaient descendus dans la rue pour obtenir plus de libertés politiques de Pékin. Leurs parapluies étaient destinés, à l’époque, à se protéger des tirs de la police.

À la Une de la presse européenne, les difficultés des pays membres de l’UE à se mettre d’accord sur la désignation de ses futurs dirigeants. Les négociations sur le partage des postes, qui doivent reprendre aujourd’hui, n’ont toujours pas abouti, au grand mécontentement du président français Emmanuel Macron, qui a estimé hier que la situation ne donnait pas une image «sérieuse» de l’Europe. Une déclaration reprise à la Une du Tagesspiegel. Le quotidien allemand, qui dit partager son indignation, s’inquiète surtout de l’incapacité de Berlin et de Paris à se mettre d’accord, et voit dans ces difficultés le signe d’une «panne du moteur franco-allemand», jusque-là au cœur de la construction européenne. «Le casting introuvable» des futurs responsables de l’UE préoccupe aussi la presse française, notamment Les Échos, qui assurent que l’Union est «otage des querelles politiques allemandes» et de la fronde au sein du PPE, la droite européenne, dont une partie se rebelle contre Angela Merkel. L’Union européenne semble «moins parée que jamais face aux défis d’un nouveau monde», estime Le Figaro, soulignant à quel point il est «crucial», pour l’UE, «de pouvoir parler d’une seule voix face à la Chine et à l’Amérique de Donald Trump», en rappelant la boutade prêtée au pape américain de la géopolitique, Henry Kissinger : «L’Europe, quel numéro de téléphone?».

La presse française revient également sur la nouvelle journée de mobilisation, aujourd’hui, des personnels des urgences. Après plus de trois mois de mobilisation, «la température monte encore aux urgences», diagnostique L’Humanité. «Les colères des soignants redoublent» depuis les récentes annonces du ministère de la Santé, assure le quotidien de gauche, et le déblocage d’une prime de risque immédiate de 100 euros par mois. Le ministère de l’Intérieur, lui, se retrouve dans la ligne de mire des écologistes, qui protestent contre le recours à de grandes rasades de gaz lacrymogènes contre des manifestants qui avaient occupé un pont de Paris, en fin de semaine dernière, pour alerter sur «l’inaction climatique». D’après Le Parisien, une enquête de l’Inspection générale de la police nationale a été ouverte.

On ne se quitte pas là-dessus. Parce qu’il n’y a pas de petit combat, y compris en période estivale, je vous propose de jeter un cil au Courrier Picard, qui nous apprend que des associations de naturistes ont décidé de poursuivre en justice une commune du nord de la France, qui a pris un arrêté d’interdiction du nudisme. «Les naturistes veulent rester sur la plage», titre le journal local, qui prévient que «l’été sera chaud» - avec ou sans maillot…

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