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Mondial-2019 : Lieke Martens, la Néerlandaise qui rêvait de jouer pour l'Ajax des garçons

Lieke Martens célèbre l'un de ses buts face au Japon, le 25 juin 2019, à Rennes.
Lieke Martens célèbre l'un de ses buts face au Japon, le 25 juin 2019, à Rennes. Lucy Nicholson, Reuters

Pour la première fois de leur histoire, les Pays-Bas accèdent à une demi-finale de Coupe du monde. Les Néerlandaises comptent dans leur rang une joueuse devenue star en deux ans : Lieke Martens.

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Ce n’est pas un hasard si un grand équipementier a choisi Lieke Martens comme tête d’affiche pour sa publicité pour le Mondial-2019. La joueuse néerlandaise est devenue l’un des visages les plus populaires du football féminin.

La footballeuse de 24 ans s’est révélée à la planète foot il y a quatre ans, lors de la précédente Coupe du monde, en inscrivant le tout premier but de son pays dans cette compétition. Mais c’est en 2017 que son talent a vraiment éclaté au grand jour. À domicile, Lieke Martens a mené sa sélection vers le titre européen, en inscrivant trois buts, dont un en finale, et en devenant la meilleure joueuse du championnat d’Europe. Un souvenir gravé dans son esprit : "Remporter l’Euro dans mon pays, devant nos supporters, a été incroyable. Nous ne nous attendions pas au fait que tant de personnes seraient si heureuses de regarder du football féminin", a-t-elle raconté à la BBC.

Like Martens est la tête d'affiche d'une publicité d'un équipementier sportif pour le Mondial

"Une grande fan de Ronaldinho"

Ce tournoi a radicalement changé sa vie. Après avoir été sacrée meilleure joueuse Fifa en 2017, la milieu de terrain a rejoint le club de son idole, le FC Barcelone : "J’étais une grande fan de Ronaldinho. Je regardais ses vidéos et j’allais dans le jardin pour essayer de reproduire ses gestes. Bien sûr, cela ne fonctionnait pas à chaque fois, mais je persistais".

Pourtant, enfant, Lieke Martens n’aurait jamais imaginé porter un jour ce maillot. Originaire du petit village de Bergen, près de la frontière allemande, celle qui a commencé le football à l’âge de cinq ans, a dû s’imposer pour réaliser son rêve. "Je n’avais pas de modèles féminins. Je ne pouvais pas regarder quelqu’un qui faisait ce que je voulais faire. Je ne savais même pas qu’une sélection néerlandaise féminine existait", a-t-elle décrit au site Players’ Tribune. "Alors j’ai rêvé d’autre chose. Je voulais jouer pour l’Ajax, mon équipe favorite en Hollande. Pas pour l’équipe féminine, mais pour la masculine".

Jusqu’à 16 ans, la Néerlandaise évolue donc avec les garçons. "J’ai appris énormément et je ne serais pas devenue aussi bonne si cela n’avait pas été le cas", résume-t-elle. Mais son rêve d’intégrer l’équipe masculine de l’Ajax ne se réalisera pas. Lieke Martens est bien obligée de se résoudre à jouer avec les filles. En quelques années, elle fait le tour de l’Europe, passant du championnat néerlandais (SC Heerenveen Vrouwen et VVV-Venlo), au belge (Standard Liège), à l’allemand (Duisburg), en passant par le suédois (Göteborg FC et Rosengard), jusqu’à l’Espagne.

Le message posté par Lieke Martens après la victoire des Pays-Bas en quart de finale.

"Chaque petite fille en Hollande sait qu’il y a une équipe féminine"

Au sein du FC Barcelone, les débuts n’ont pas été faciles. Souffrant de quelques pépins physiques, la milieu de terrain a eu besoin d’un temps d’adaptation. Mais cette saison, elle a grandement aidé son équipe à se qualifier jusqu’à la finale de la Ligue des champions perdue face à l’Olympique lyonnais.

Elle a aussi été déterminante pour sa sélection depuis le début du mondial, en inscrivant notamment un doublé en huitième de finale contre le Japon. Mais son pays retient son souffle à quelques heures de la demi-finale, mercredi 3 juillet, face à la Suède. Lieke Martens a en effet manqué la dernière séance d’entraînement, en raison d’un orteil douloureux qui ne l’a pas empêché de disputer tous les matches de la Coupe du monde depuis début juin.

Les supporters néerlandais sont venus en nombre en France pour le Mondial

Devenue une star aux Pays-Bas, tous espèrent la voir sur la pelouse pour cette rencontre au sommet, la première de l’histoire de son pays à un tel niveau de compétition. La footballeuse de Bergen sait désormais que les choses ont bien changé et qu’elle y a fortement contribué : "Maintenant, chaque petite fille en Hollande sait qu’il y a une équipe féminine", a-t-elle confié au site Players’ Tribune. "Avant, je disais que je voulais être comme Ronaldinho. Maintenant, elles disent qu’elles veulent être comme Vivianne Miedema, Daniëlle van de Donk ou Lieke Martens".

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