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Dans la presse

"Von der Leyen, Lagarde, deux dames de fer à la tête de l'UE"

Capture d'écran France 24

À la Une de la presse, ce mercredi 3 juillet : la désignation par le Conseil européen de l’Allemande Ursula von der Leyen et de la Française Christine Lagarde pour diriger la nouvelle Commission européenne et la BCE. La remise en liberté de la capitaine Carola Rackete par la justice italienne, interpellée pour avoir débarqué des naufragés à Lampedusa, malgré l’interdiction des autorités. Et la qualification des Américaines pour la finale de la Coupe du monde de foot.

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À la Une de la presse : la désignation hier par le Conseil européen de deux femmes pour diriger l’Union européenne : l’Allemande Ursula von der Leyen et la Française Christine Lagarde.

Après 48 heures de marchandages, les Européens se sont enfin mis d’accord. La conservatrice Ursula von der Leyen devrait présider la Commission européenne. Ce choix risque toutefois de se heurter à la «résistance» du Parlement, qui doit maintenant approuver cette désignation, rappelle Der Tagesspiegel. Le journal relève que la ministre de la Défense n’était pas la favorite d’Angela Merkel, celle-ci échouant, finalement, à imposer un autre Allemand, Manfred Weber, en raison du refus du président français Emmanuel Macron. Ursula von der Leyen appelée à devenir la première femme à diriger l’UE : une bonne nouvelle pour Libération. Le quotidien français se réjouit également de voir une autre femme, Christine Lagarde, proposée pour diriger la Banque centrale européenne. «Deux femmes à deux postes clés: l’Union européenne vient à coup sûr de marquer un point en progressant de manière spectaculaire vers la parité», salue le journal.

Ursula von der Leyen et Christine Lagarde sont présentées comme « les nouveaux visages de l’Europe », par les quotidiens français. Les Échos notent toutefois que ce «ticket» féminin, conçu par Paris et Berlin, «déçoit» les sociaux-démocrates européens, tandis que Le Figaro voit un «bon vieux schéma classique» derrière cette double nomination rendue possible par «un sursaut in extremis» du couple franco-allemand. «Un symbole fort», qui ne fait pas disparaître pour autant «les divergences de fond entre Paris et Berlin», «un réflexe de survie», dans lequel «il serait bien imprudent de voir un nouvel élan franco-allemand pour l’Europe». Ursula von der Leyen, Christine Lagarde : «un deal à la sauce Macron-Merkel», d’après L’Opinion, où le dessin de Kak montre le président français et la chancelière allemande se tailler la part du lion du gâteau européen, dont il ne reste pas grand-chose pour les autres membres de l’UE.

«L’axe franco-allemand tranche la question du gouvernement de l’Union européenne», titre El Mundo. D’après le quotidien espagnol, le choix d’Ursula von der Leyen «met en échec» le projet de Pedro Sanchez de faire désigner le socialiste néerlandais Frans Timmermans. Le chef du gouvernement espagnol pourra se réjouir, en revanche, de la désignation du socialiste catalan Josep Borrell à la tête de la diplomatie européenne. «Deux dames de fer au pouvoir», annonce La Repubblica. «L’Italie reste la bouche ouverte, mais Giuseppe Conte, le chef du gouvernement, demande le poste de Commissaire à la concurrence», indique le journal italien. «Après des semaines de querelles», les Européens se sont enfin mis d’accord, et désignent Christine Lagarde à la tête de la BCE, titre The Financial Times, au Royaume-Uni, qui a choisi pour sa Une la photo très symbolique des 29 élus du parti du Brexit tournant le dos à l’hémicycle, lors de la diffusion de l’hymne européen, pour le lancement hier de la nouvelle législature.

À la Une également ce matin, une autre femme, Carola Rackete, la capitaine du navire humanitaire Sea Watch 3, qui é été déclarée libre hier par la justice italienne. D’après le tribunal d’Agrigente, en Sicile, le choix la jeune Allemande de débarquer des naufragés à bord de son navire à Lampedusa, malgré l’interdiction des autorités italiennes, allait de soi, la Libye et la Tunisie n’étant pas, aux yeux du droit de la mer, considérés comme des pays offrant des «ports sûrs». Une décision qui divise l’opinion et la presse italienne. Si Il Manifesto salue le combat de Carola Rackete, cette «sauveuse de vies», La Verità s’indigne de «l’impunité» offerte selon lui à la jeune femme, dont l’action a provoqué la fureur du ministre italien de l’Intérieur, qui réclamait depuis des jours la prison pour la «criminelle» allemande. Matteo Salvini a réagi, hier, en assurant que «l’Italie (avait) relevé la tête», et que ses dirigeants étaient «différents des autres petits (responsables) européens qui pensent pouvoir encore traiter (l’Italie) comme leur colonie».

On ne se quitte pas là-dessus, mais sur un mot de foot, avec la qualification, hier soir, des Américaines pour la finale de la Coupe du monde. Eliminées, donc, les Lionnes anglaises. La «fessée yankee» que leur ont administrée leurs adversaires brise le cœur du Daily Star. Mais le mot de la fin sera pour The Independent, qui estime que les Lionnes anglaises se sont, malgré tout, inclinées «avec fierté». So fair play.

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