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Dans la presse

Migrants africains tués dans un centre de détention libyen : "La terrifiante complicité des Européens"

Capture d'écran France 24

À la Une de la presse ce jeudi 4 juillet : la mort, dans la nuit de mardi à mercredi, d’au moins 44 migrants africains en Libye dans le bombardement aérien d'un centre de détention. La suite de la désignation et de l’élection des nouveaux dirigeants européens. La mobilisation, en France, contre le fléau des féminicides. L’histoire d’un coq et de sa propriétaire. Et des moutons tondus.

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À la Une de la presse, la mort, dans la nuit de mardi à mercredi, d’au moins 44 migrants dans un centre de détention à Tadjourah, l’est de Tripoli, en Lybie, dans un bombardement aérien.

«Tripoli, l’horreur au bout de la nuit» : d’après Le Temps, le gouvernement d’union nationale attribue cette frappe aérienne aux forces du maréchal Haftar, qui tentent depuis trois mois de s’emparer de la capitale. L'attaque a déclenché une vague de protestations au sein de la communauté internationale, qui parle d’un «crime de guerre». Indigné, le journal suisse évoque, lui, «la complicité terrifiante» des Européens, rappelant que les victimes, pour la plupart érythréennes et somaliennes, sont des migrants «dont nous, Européens, ne voulons pas, et dont nous promettons, à intervalles réguliers, qu’il s’agira de dessiner à leur propos une solution humaine et globale». C’est la deuxième fois depuis le début de l’offensive du maréchal Haftar que ce centre de Tadjourah est touché, relève Il Manifesto. Le quotidien italien dénonce un «massacre annoncé» dans un endroit pourtant présenté comme «sûr» par les Européens et le gouvernement libyen. Le journal s’indigne de l’attitude du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui refuse d’accueillir les migrants en Italie et qui «au lieu de se taire, demande au monde de réagir». Le discours anti-migrants du patron de la Ligue ne fait pas l’unanimité en Italie, où le Vatican a demandé à d’innombrables reprises au gouvernement italien, et à l’ensemble des Européens, de faire preuve de davantage d’humanité. L’Osservatore Romano, le journal officiel du Saint-Siège, exprime son émotion face à ce «massacre de migrants africains en Libye», principal point de départ vers l’Europe.

L’Europe, qui vient de désigner ses futurs dirigeants. Hier, le parlement de l’UE a élu à sa tête le social-démocrate italien, David Sassoli. «L’élection surprise» de cet ancien présentateur télé aurait été «moins difficile qu’attendu», selon Le Figaro, qui la présente comme l’expression du «mouvement d’humeur» des eurodéputés socialistes, sociaux-démocrates, PPE et Verts, après la décision des 28 de ne pas choisir le patron de la Commission parmi leurs chefs de file. C'est en effet l’actuelle ministre de la Défense allemande, Ursula von der Lyen, qui a été désignée. «Sassoli l’a emporté facilement, et son élection aplanit les différends sur les nominations européennes», estiment Les Échos, un autre quotidien français. Tout serait-il donc pour le mieux dans le meilleur des mondes? Pas vraiment, à en croire Le Soir. Le journal belge n’apprécie pas beaucoup «la manière» dont ont été désignés les futurs dirigeants de l’UE, qui rappelle l’époque où les chefs d’État ou de gouvernement sortaient un nom de leur chapeau à l’issue de marchandages obscurs». Un reproche adressé en premier lieu au président français, Emmanuel Macron, «vainqueur impérial de cette rocambolesque aventure»,  aventure qui aura pour conséquence, d’après Le Soir, «l’affaiblissement (du Parlement), la seule institution démocratiquement élue par les citoyens d’Europe et la vengeance, un jour inévitable, de tous ceux qui se sont sentis humiliés».

À noter, également, ce matin, cet appel à la mobilisation contre les féminicides en France. L'année dernière, 107 femmes sont mortes de violences infligées par leur conjoint. D’après Libération, une grande manifestation est prévue ce samedi à Paris, un «die in» où les manifestants sont invités à s’étendre sur le sol, à l’image des femmes mortes à la suite de violences conjugales. Une mobilisation pour inciter le gouvernement à prendre enfin des mesures fortes contre ce que Libé présente comme un «fléau social». Certes, concède le journal, «les lois existent, mais sont mal appliquées», et « les (solutions) mises en place (sont) insuffisantes ». Libération invite la France à prendre pour modèle l’Espagne qui a mis en œuvre une politique «volontaire et coordonnée», et où le nombre de féminicides a diminué de «plus d’un tiers».

On ne se quitte pas là-dessus. Je vous propose de jeter un cil à La Croix, qui rapporte que Corinne Fesseau, une habitante de l’île d’Oléron, au sud-ouest de la France, doit comparaître aujourd’hui devant un tribunal. Cette propriétaire d’un très joli petit coq est poursuivie par un couple de voisins, qui se dit gêné par le chant du gallinacée, et a porté plainte pour nuisances sonores. Cette affaire, figurez-vous, connaît un retentissement mondial, puisque la bestiole, appelée Maurice, a même fait la Une du New York Times, le 24 juin dernier. D’après La Croix, le cas de Maurice, Corinne et de leurs voisins, «témoigne de la difficulté de vivre ensemble, autant qu’elle interroge le rapport à la ruralité et au bruit» à une époque où «les plaintes se multiplient, contre les bruit des cloches, des bateaux rentrant au port, et du linge qui claque». Espérons pour eux qu’ils n’ont rien contre les bêlements et les bruits de tondeuses. Les 1700 habitants du Dorat, un bourg dans le centre de la France, accueillent à partir d’aujourd’hui le championnat du monde de tonte de moutons. Une première dans l’Hexagone, d’après Centre Presse, qui annonce 300 candidats, venus de 34 pays et 50 000 visiteurs. Cocorico…

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