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CAN-2019 - Le Béninois Imorou sur France 24 : "La première fois que je pleure pour du foot"

Pour Emmanuel Imorou, "peut-être que le Maroc pensait déjà au match d'après..."
Pour Emmanuel Imorou, "peut-être que le Maroc pensait déjà au match d'après..." Yann Buxeda, France 24

Dans un entretien à France 24, au lendemain de l'exploit du Bénin face au Maroc, le défenseur des Écureuils revient sur l'importance historique de cette qualification pour les quarts de finale.

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envoyé spécial de France 24 au Caire (Égypte)

Défenseur de Caen et pilier de la sélection béninoise, Emmanuel Imorou est revenu au micro de France 24 sur la prestation historique des siens, en huitièmes de finale de la CAN-2019. Les Écureuils, qui ont éliminé le Maroc aux tirs au but, seront au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations pour la première fois, alors qu'ils n'ont toujours pas gagné un match en quatre participations au grand raout continental. Tout simplement la belle histoire de cette CAN.

FRANCE 24 : Comment avez-vous vécu cette fin de match haletante et cette qualification en quarts contre le Maroc ?

Emmanuel Imorou : C'est le genre de situation qui fait monter la pression, et gagner aux tirs au but, c'est le summum du stress. J'adore les regarder à la télévision quand ce sont des équipes que je ne soutiens pas, mais là, quand c'est nous, ça amène de l'adrénaline en plus et la délivrance n'en est que plus belle.

C'est une qualification historique pour le Bénin. C'est quelque chose dont vous avez pris conscience ?

Je ne sais pas si j'ai vraiment conscience ou si je mesure vraiment le phénomène. Mais déjà, après avoir passé le premier tour, on a vu des images au pays, on a reçu des messages... On a vu le ministre des Sports, le président de la Fédé, on a eu le président de la République par personnes interposées... On sentait qu'il se passait quelque chose. Là, les quarts, c'est une étape supplémentaire. On reçoit des images de ce qu'il se passe au pays, au Bénin, c'est juste magnifique. Les gens sont fiers de nous... Quand on voit la liesse dans la rue, on dirait des images de titre. Et nous sommes fiers de les rendre fiers.

Vous aviez eu moins de jours de repos que le Maroc. Est-ce qu'au final, ça ne s'est pas joué au mental, cette qualification ?

Évidemment, nous étions plus fatigués qu'eux. On a eu moins de temps de récupération, le voyage... Après, une fois qu'on est sur le terrain, on se doit de l'oublier, mais c'est clair que les conditions n'étaient pas optimales. Après, comme vous le dites, c'est du mental. On est à dix, on souffre, on se bat... On fait tout pour que ça passe.

Au prochain tour, ce sera le Sénégal. Comment aborde-t-on un match face à la première puissance continentale ?

Honnêtement, comme on a abordé le Maroc. On sait qu'ils sont meilleurs que nous, qu'ils sont archifavoris et que tout le monde nous donnera perdants au départ. On va tâcher d'être solides, on sait que c'est compliqué de nous mettre des buts et qu'on est capables de marquer aussi, dans le jeu comme sur coups de pied arrêtés.

Avoir fait tomber le Maroc, l'un des favoris, vous donne-t-il un peu plus de confiance ?

En fait, à partir des huitièmes pour nous, c'était que du bonus. Donc ce match contre le Maroc, on l'a abordé comme ça, sans pression, juste avec la sensation qu'on pouvait faire quelque chose d'extraordinaire. Face au Sénégal, ce sera la même chose. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? On est en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations... C'est un truc de fou !

Le rêve est-il pour vous déjà accompli ou est-ce que vous avez la sensation que vous pouvez réaliser quelque chose d'encore plus grand ?

Déjà, au tour précédent, notre rêve était accompli. Le reste, comme je vous le disais plus tôt, c'est que du bonus. Soyons francs, je ne vais pas vous dire qu'on a l'objectif d'aller en finale, ça n'aurait pas de sens... Après, ce serait aussi mentir que de ne pas dire qu'on rêve d'aller en demi-finale... Mais on fait étape par étape. Peut-être, justement, que le Maroc pensait déjà au match d'après...

Ce sont les moments les plus intenses de votre carrière ?

Oui, franchement, le match d'hier... J'en ai pleuré, et c'est la première fois que je pleure pour du football. C'était le summum, très clairement...

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