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Législatives en Grèce : le Premier ministre Alexis Tsipras sur la sellette

Plus de 9 millions de Grecs sont attendus aux urnes pour ces élections législatives anticipées, le 7 juillet 2019.
Plus de 9 millions de Grecs sont attendus aux urnes pour ces élections législatives anticipées, le 7 juillet 2019. Reuters

Les électeurs grecs se rendent aux urnes dimanche pour des législtives anticipées et choisir leur prochain chef de gouvernement. L'actuel Premier ministre, Alexis Tsipras, devrait perdre son poste au profit du conservateur Kyriakos Mitsotakis.

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Les Grecs votent dimanche 7 juillet pour des élections législatives anticipées. Éléctions à risque pour Alexis Tsipras. Selon toutes les prévisions, le Premier ministre devrait trébucher après un record de longévité à la tête de la Grèce par temps de crise.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h, heure locale. Au total, 9 903 864 personnes sont inscrites sur les listes électorales, et peuvent voter jusqu'à 19h (16h GMT).

Surgissant dans une Grèce en plein chaos, terrassée par la crise de la dette et la cure d'austérité imposée par ses créanciers, le jeune leader de gauche radicale avait créé l'espoir, en janvier 2015, chez un peuple abasourdi par les faillites et les plans sociaux en série.

Mais après quatre années de gouvernance du plus jeune Premier ministre grec en cent cinquante ans, les électeurs ne lui pardonnent, selon les analystes, ni ses promesses non tenues, ni ses ponctions fiscales drastiques dictées par l'Union européenne pour écarter le "Grexit".

Kyriakos Mitsotakis grand favori

Après l'avoir réélu en septembre 2015, les Grecs feront sans doute cette fois le choix de l'alternance, prédisent unanimement les sondages qui donnent une victoire sans appel au parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND) dirigé par Kyriakos Mitsotakis.

Selon les dernières enquêtes d'opinion, la formation de droite devrait obtenir entre 151 et 165 sièges sur les 300 que compte la Vouli, le parlement grec. Syriza serait alors renvoyé dans les rangs de l'opposition, avec 70 à 82 sièges.

Tournée des électeurs, discours anti-Tsipras, abandon de la cravate… Le succès de Kyriakos Mitsotakis est le fruit d'une campagne de trois années durant lesquelles il a sillonné le pays et travaillé son image pour faire oublier que son parti, ND, au pouvoir avant Syriza, a conduit la Grèce à la crise par son laxisme budgétaire, explique la correspondante de France 24 à Athènes, Alexia Kefalas.

Trois ans après avoir pris les rênes du parti conservateur, Kyriakos Mitsotakis, perçu comme un réformateur, proche des milieux d'affaires, a promis de "relancer l'économie" et de "laisser la crise derrière nous".

L'élection de ce fils d'ancien Premier ministre, descendant d'une grande dynastie politique, signerait le retour de la "familiocratie" au gouvernement grec, une tradition qu'Alexis Tsipras avait interrompue en accédant au pouvoir à l'âge de 40 ans.

Le Pari risqué de Tsipras

Sonné par un échec cinglant aux élections européennes et locales, fin mai et début juin, Alexis Tsipras, dont le mandat s'achevait théoriquement en octobre 2019, a tenté un coup de poker risqué en convoquant lui-même ces élections anticipées au début de l'été, espérant inverser la vague de mécontentement. Mais si les sondages disent vrai, Alexis Tsipras, habitué à remettre en jeu sa majorité, pourrait bien perdre cette fois son pari.

Sur ses affiches électorales, le Premier ministre, le bras levé, manches de chemise remontée, semble d'ailleurs dire un dernier au revoir, en proclamant : "Maintenant, décidons de nos vies". Dans une opération séduction de la dernière chance, vendredi soir, il a agité le risque de retour "aux heures sombres de l'austérité".

Avec AFP

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