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En Grèce, les conservateurs remportent les législatives face à Tsipras

Kyriakos Mitsotakis, du parti conservateur Nouvelle-Démocratie (ND), est félicité par des partisans à la sortie des urnes à Athènes, le 7 juillet.
Kyriakos Mitsotakis, du parti conservateur Nouvelle-Démocratie (ND), est félicité par des partisans à la sortie des urnes à Athènes, le 7 juillet. Alkis Konstantinidis/Reuters

Le parti conservateur Nouvelle-Démocratie(ND), dirigé par Kyriakos Mitsotakis, est arrivé dimanche en tête des législatives en Grèce devant la gauche du Premier ministre sortant Alexis Tsipras, selon les projections du ministère de l'Intérieur.

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C’est un revers de taille pour Alexis Tsipras. Les conservateurs grecs de Kyriakos Mitsotakis ont battu la formation de gauche Syriza du Premier ministre sortant, dimanche 7 juillet lors des premières législatives depuis que le pays a échappé à la faillite

Les projections du ministère de l'Intérieur accordent 39,7 % des suffrages Nouvelle
Démocratie (ND), contre 31,6 % à Syriza.

Si ces chiffres, qui reposent sur 80% de bulletins dépouillés, se confirmaient, Nouvelle Démocratie obtiendrait la majorité absolue à la Vouli, le Parlement monocaméral grec, avec 158 sièges sur 300. En deuxième position, Syriza obtiendrait 86 députés.

Sans attendre la proclamation des résultats officiels, Alexis Tsipras a appelé Kyriakos Mitsotakis, chef de file de ND pour le féliciter, avant de s'adresser à la presse.

"Aujourd'hui, c'est la tête haute que nous acceptons le verdict populaire. Pour ramener la Grèce là où elle en est aujourd'hui, nous avons dû prendre des décisions difficiles qui ont eu un coût politique élevé", a-t-il déclaré.

Le futur Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a quant à lui promis de "relever" la Grèce après une période "douloureuse" de crise et de gouvernement Tsipras.

La volte-face de Tsipras

Surgissant dans une Grèce en plein chaos, terrassée par la crise de la dette et la cure d'austérité imposée par ses créanciers, UE et FMI, le jeune leader de gauche radicale Alexis Tsipras avait créé l'espoir, en janvier 2015, chez un peuple abasourdi par les faillites et les plans sociaux.

Mais il a ensuite fait volte-face, forcé d'accepter un plan de sauvetage assorti de mesures sévères pour empêcher la sortie de la zone euro, ce que les électeurs ne lui ont pas pardonné.

Sonné par un échec cinglant aux élections européennes et locales, fin mai et début juin, Alexis Tsipras, dont le mandat s'achevait théoriquement en octobre, a tenté un coup de poker risqué en convoquant lui-même ces élections anticipées au début de l'été, espérant inverser la vague de mécontentement. Mais Tsipras, habitué à remettre en jeu sa majorité, aurait visiblement cette fois perdu son pari.

"Une recette qui conduit à l'usure"

"Nous avons appliqué une politique des finances impopulaire et pro-bancaire, une recette qui conduit à l'usure", a confié à l'AFP Nikos Xydakis, ex-député du Syriza et ancien ministre de la Culture.

Il a reconnu que son parti avait fait "trop de promesses": "Nous avons cultivé ces promesses et les électeurs les ont aussi cultivées de leur côté et au lieu d'une confrontation, Syriza est entré en collision".

Trois ans après avoir pris les rênes du parti conservateur, Kyriakos Mitsotakis, perçu comme un réformateur, proche des milieux d'affaires, a promis de "relancer l'économie" et de "laisser la crise derrière nous".

Avec AFP et AP

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