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Au Nigeria, des violences éclatent entre manifestants chiites et forces de l'ordre

Des forces de l'ordre sécurisent la zone en dehors de l'Assemblée nationale à Abuja, au Nigeria, le 9 juillet 2019.
Des forces de l'ordre sécurisent la zone en dehors de l'Assemblée nationale à Abuja, au Nigeria, le 9 juillet 2019. Afolabi Sotunde, Reuters

Une manifestation du Mouvement islamique du Nigeria a pris une tournure violente, mardi, aux abords de l'Assemblée nationale à Abuja, la capitale. Une séance plénière du Parlement a été suspendue dans la foulée.

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Nouvelle démonstration de violence au Nigeria. Des heurts ont éclaté, mardi 9 juillet, entre des partisans d'un leader chiite emprisonné et les forces de l'ordre aux abords de l'Assemblée nationale à Abuja, la capitale fédérale du pays, ont rapporté des témoins à l'AFP. Une manifestation du Mouvement islamique du Nigeria (IMN) a pris un tour violent lorsque des manifestants se sont emparés d'un fusil appartenant à l'un des policiers en position à l'entrée principale du bâtiment.

"Ils se sont emparés du fusil de l'un d'entre eux et ont tiré sur un autre policier debout non loin de là", a déclaré un témoin. "Le type sur lequel ils ont tiré n'a été que blessé et a été rapidement évacué vers la clinique de l'Assemblée nationale, ainsi que celui dont le fusil a été dérobé, parce qu'il avait des contusions à la tête à cause de l'attaque", a-t-il ajouté.

Des tirs sur les manifestants

Les forces de sécurité ont riposté en ouvrant le feu sur les manifestants, blessant certains d'entre eux, selon des témoins. Un journaliste de l'AFP a vu des traces de sang sur la route menant à l'Assemblée et des voitures au pare-brise cassé par des manifestants en fuite. L'Assemblée nationale a précipitamment suspendu sa séance plénière à la suite de ces violences.

Le leader pro-iranien de l'IMN, Ibrahim Zakzaky, est détenu depuis des affrontements entre l'armée et ses partisans en décembre 2015. Ces derniers ont manifesté à plusieurs reprises contre sa détention, à Abuja et dans plusieurs villes du nord du pays.

De violents heurts déjà en octobre

En octobre, l'IMN et des organisations de défense des droits humains avaient affirmé que plus de 40 personnes avaient été tuées lorsque les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur la foule aux abords de la capitale. De son côté, l'armée avait affirmé que six personnes avaient été tuées et que les soldats avaient tiré pour se défendre.

Zakzaky, qui appelle à une révolution islamique inspirée de l'Iran chiite dans un État laïc et à grande majorité sunnite, s'oppose depuis des années aux autorités nigérianes.

Avec AFP

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