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Dans la presse

"La jeunesse algérienne attend toujours la démocratie"

France 24

À la une de la presse, ce mercredi 10 juillet, la poursuite de la mobilisation en Algérie, où les manifestants demandent toujours un changement de régime ; mobilisation, également, de l'opposition à Hong Kong, pour demander le départ de la cheffe du gouvernement ; la relaxe de Bernard Tapie dans l'affaire de l'arbitrage sur Adidas ; et le championnat du monde de porter de femmes, en Finlande.

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À la une de la presse algérienne, ce matin, la poursuite de la mobilisation, pour un changement de régime.

Comme tous les mardis depuis cinq mois, les étudiants ont manifesté à Alger pour demander le départ du pouvoir en place et la démocratie – une mobilisation à la une d'El Watan, qui fait état de la colère de l'opposition face au maintien d'Abdelkader Bensalah à la tête de l'État malgré l'expiration du délai constitutionnel de 90 jours accordé à son intérim. Une situation qui rendrait "illégitimes" les futures décisions du pouvoir, selon l'opposition. "L'intérim d'Abdelkader Bensalah à la tête de l'État a expiré", répète le dessinateur Hic, dont le dessin, dans El Watan, montre un manifestant taguant son portrait officiel, pour préciser qu'il n'est plus le président, mais l'ex-président. Si Abdelkader Bensalah est toujours là, c'est pour "garantir la pérennité des institutions de l'État", répond El Moudjahid, qui demande à l'opposition de se mobiliser pour organiser au plus vite l'élection présidentielle : "Il ne sert à rien de retarder une telle échéance, à moins que le but inavoué soit de perpétuer l'instabilité, avec tous les risques sécuritaires, économiques et sociaux que cela induit", prévient le journal officiel.

Eux aussi restent mobilisés. À Hong Kong, les manifestants réclament toujours la tête de la cheffe de l'exécutif, malgré sa décision d'abandonner le projet de loi controversé sur les extraditions vers la Chine continentale. "Le gouvernement a répondu à l'essentiel des demandes des manifestants, et même reculé sur certains points – les manifestants doivent maintenant accepter le compromis et donner une chance à la réconciliation", plaide The South China Morning Post, qui montre Carrie Lam en train de raccommoder l'emblème de Hong Kong, sans toutefois parvenir à convaincre ses opposants. "Nous faisons tous des erreurs, mais ce qui est important, c'est que des leçons ont été retenues : il est temps de soigner nos blessures – après tout, la réconciliation n'est pas un péché", invite le journal. Un appel à l'apaisement partagé par The China Daily : le journal officiel de Pékin souligne, lui aussi, les efforts de Carrie Lam pour entamer le dialogue avec ses opposants, en particulier avec la jeunesse.

The China Daily revient aussi ce matin sur l'épineux débat sur le "bikini de Pékin". Pratiquée par les hommes d'un certain âge, l'exhibition de leur ventre pour se rafraîchir en été, n'est plus du goût des autorités, qui veulent l'interdire car elle nuirait à "l'image" des villes et au "moral de leurs habitants". Exit, donc, l'exhibition nombrilique, sous peine d'amende – une décision très critiquée sur le réseau social chinois Weibo, où certains internautes dénoncent notamment une forme de discrimination esthétique. Une évolution défendue, en revanche, par The China Daily, qui soutient que, non, le "bikini de Pékin" n'offre pas un beau spectacle et relève d'un comportement "non civilisé". Le quotidien reconnaît malgré tout "le deuil" de ses adeptes, et annonce la mort "d'une pratique devenue une tradition".

À la une de la presse française, la relaxe de l'homme d'affaires Bernard Tapie, jugé pour "escroquerie" dans l'affaire de l'arbitrage sur la vente d'Adidas. Après 25 ans de procédure, l'ex-ministre et tous les autres prévenus dans cette affaire, dont l'actuel PDG d'Orange, Stéphane Richard, sont blanchis – pour le moment, du moins, puisque le parquet peut encore faire appel. Le Figaro parle d'une "victoire" pour Bernard Tapie, "ce touche-à-tout (qui) a traîné une réputation sulfureuse toute sa vie – en sport comme en politique, en affaires comme à l'écran", portant "l'image tenace d'un imposteur sans foi, ni loi". Les Échos évoquent, eux, "un retournement majeur dans la saga judiciaro-financière qui oppose l'homme d'affaires au Crédit Lyonnais". Une relaxe surprise, contre l'avis du parquet, qui avait requis de la prison ferme, d'après Libération, qui rappelle que Tapie "doit toujours rembourser les 400 millions d'euros attribués par le tribunal arbitral", et que s'il "est blanchi au pénal", il "reste ruiné au civil" – une "ambiguïté" qui reflèterait le personnage, "symbole des années-fric". "Nanar judiciaire" : le "mauvais feuilleton" Bernard Tapie, fait également la une de L'Humanité, qui note que "parmi ses faits d'armes, Tapie avait osé se faire le porte-voix des Gilets jaunes". La manifestation, selon L'Huma, d'un "odieux cynisme", "d'autant qu'eux, les Gilets jaunes, avec plus de 2 000 condamnations, la justice ne les a pas épargnés".

On ne se quitte pas là-dessus. Le Huffington Post rapporte que la rappeuse américaine Nicki Minaj ne se produira finalement pas en Arabie saoudite, la chanteuse justifiant sa décision par son "soutien" aux droits des femmes, à la communauté homosexuelle et à la liberté d'expression. Le Huffington Post, qui fait aussi état de l'existence d'un concours assez original : le championnat du monde de porter de femme, qui a eu lieu le week-end dernier en Finlande. Cette discipline sportive consiste à parcourir une course d'obstacles de 250 mètres, avec sa compagne sur le dos. Celle-ci doit peser au minimum 49 kilos ou être lestée en conséquence, pour faire le poids. Les vainqueurs de l'épreuve sont Vytautas Kirkliauskas et Neringa Kirkliauskiene, un couple lituanien.

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