Accéder au contenu principal

Donald Trump renonce à la question sur la nationalité lors du recensement 2020

Donald Trump à la Maison Blanche le 11 juillet 2019.
Donald Trump à la Maison Blanche le 11 juillet 2019. Nicholas Kamm, AFP

Après une longue polémique, Donald Trump a renoncé à introduire une question sur la nationalité américaine lors du prochain recensement. L'opposition voyait cette mesure comme une tentative de donner l'avantage aux républicains.

Publicité

C'est un revers pour Donald Trump. Le président américain a renoncé, jeudi 11 juillet, à ajouter une question controversée sur la nationalité au questionnaire du recensement de 2020 aux États-Unis.

Le recensement définit le nombre de sièges par État à la Chambre des représentants et influe également sur le budget alloué par le gouvernement fédéral. Or l'ajout d'une question sur la nationalité, abandonnée il y a plus de 60 ans, pourrait pousser entre 1,6 et 6,5 millions d'immigrés à s'abstenir de participer ou à mentir sur le questionnaire par peur, notamment chez les sans-papiers, d'être repérés.

"Nous ne relâchons pas nos efforts pour déterminer le statut de citoyenneté de la population américaine", a déclaré le président dans une allocution à la Maison Blanche. Il a précisé qu'il allait ordonner à chaque agence du gouvernement fédéral de fournir au département du Commerce tous les documents demandés concernant le nombre de citoyens et de non-citoyens dans le pays. "Nous allons utiliser ces vastes bases de données fédérales pour obtenir un recensement complet, exact et précis du nombre de non-citoyens", a-t-il dit. "Nous ne négligerons rien".

Discriminatoire

Le projet de Trump visant à ajouter cette question au recensement 2020 a été mis à mal lorsque la Cour suprême s'est prononcée contre ce plan il y a deux semaines. Malgré cette décision, il avait été prévu, quelques heures avant son discours, d’inclure la question dans un décret, incitant certains analystes à dire qu'il risquait une crise constitutionnelle.

Selon les détracteurs du projet, poser cette question dans le cadre du recensement serait discriminatoire et pourrait donner un avantage électoral aux républicains. Donald Trump juge, lui, tout à fait légitime de déterminer combien d'étrangers vivent aux États-Unis.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a estimé sur Twitter que la "défaite" du président Trump concernant le recensement représentait "une victoire importante pour la démocratie et la représentation équitable". "Chaque personne doit être comptabilisée et personne ne devrait être intimidé par le président et par son comportement capricieux", a-t-il poursuivi.

La puissante association de défense des libertés civiles (ACLU) a assuré qu'elle continuerait à surveiller les tentatives de l'administration Trump de compter les immigrés. "Lorsque les détails du nouveau projet de Trump pour compiler les données de citoyenneté hors du cadre du recensement seront dévoilées - et ses projets d'utilisation de ces données - nous les examinerons de près et nous analyserons leur légalité", a-t-elle tweeté.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.