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En Syrie, les combats s'intensifient dans la région d'Idleb entre le régime et des djihadistes

Les affrontements entre les forces du régime et celles dirigées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) ont fait au moins 120 morts depuis mercredi 10 juillet.
Les affrontements entre les forces du régime et celles dirigées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) ont fait au moins 120 morts depuis mercredi 10 juillet. Omar Haj Kadour, AFP

Dans la région d'Idleb, des frappes aériennes du régime syrien contre des factions rebelles et jihadistes ont tué plus de 120 combattants depuis mercredi et 13 civils vendredi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

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Au moins treize civils ont été tués vendredi 12 juillet dans des raids du régime de Bachar al-Assad dans le nord-ouest de la Syrie, dont trois dans la ville d'Idleb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Par ailleurs, plus de 120 combattants ont péri dans des affrontements féroces qui se poursuivent depuis mercredi soir entre les troupes du régime et les forces dirigées par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, toujours selon l'OSDH.

Ces dernières heures, les combats se sont déroulés tout près de la localité de Hamamiyat dans la province de Hama. "Hamamiyat est un petit village surplombé d'une tout petite colline stratégique. Depuis 48 heures, les groupes rebelles ont lancé une offensive contre cette localité. Ils ont réussi à la contrôler pendant quelques heures. Ce matin à l'aube, [le régime de Bachar al-Assad] en a repris le contrôle grâce à une grande implication des armées russe et syrienne", a expliqué Wassim Nasr, spécialite des réseaux jihadistes à France 24.

Les civils pris au piège

Depuis fin avril, plus de 580 civils sont morts dans des bombardements russes ou syriens, et 45 en raison de tirs rebelles ou jihadistes, selon l'OSDH. "La zone d'action est toujours très réduite. Ce sont des combats très limités. Mais les civils paient le prix fort à Idleb à cause des bombardements de l'aviation", explique Wassim Nasr.

Au cours des dernières semaines, la région d'Idleb a enregistré les plus violents combats depuis un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie – alliée du régime syrien – et la Turquie – qui parraine certains groupes rebelles –, visant à éviter une offensive d'envergure des forces loyales à Bachar al-Assad. Pour Wassim Nasr, "les rebelles sont dans une logique de confrontation avec l'armée sur le seul front qui reste actif depuis des mois. L'armée a entamé les hostilités il y a quelques mois en prenant un tout petit territoire."

La région d'Idleb abrite trois millions de civils, d'après l'ONU qui redoute une catastrophe humanitaire en cas d'offensive de grande envergure du régime syrien. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà tué plus de 370 000 personnes.

Avec AFP

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