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Des sans-papiers placés en "retenue administrative" après l'occupation du Panthéon

Des policiers évacuent les sans-papiers occupant le Panthéon pour demander leur régularisation, le 12 juillet 2019 à Paris.
Des policiers évacuent les sans-papiers occupant le Panthéon pour demander leur régularisation, le 12 juillet 2019 à Paris. Charles Platiau, Reuters

Au lendemain de l'occupation du Panthéon par des sans-papiers réclamant leur régularisation, la préfecture a indiqué, samedi, que 21 manifestants, visés pour infraction à la législation des étrangers, ont été placés en "retenue administrative".

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Vingt-et-un manifestants, parmi les sans-papiers venus réclamer leur régularisation en occupant le Panthéon, vendredi 12 juillet à Paris, ont été placés en "retenue administrative".

D'une durée de 24 heures, celle-ci a pour but de procéder à la vérification du droit au séjour des étrangers, a expliqué, samedi, une source proche du dossier.

Par ailleurs, un manifestant a été interpellé et placé en garde à vue pour "violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique". Ce dernier doit être présenté, dimanche, à un magistrat du parquet qui décidera d'éventuelles suites judiciaires, selon le parquet de Paris.

"Libérez les gilets noirs"

Devant le commissariat du 5e arrondissement, où avaient été conduites les personnes interpellées, une vingtaine de personnes se sont rassemblées à la mi-journée, proclamant, "Libérez les gilets noirs" ou, "Police raciste".

Parmi les centaines de manifestants rassemblés au Panthéon, 37 avaient été interpellés "suite à des vérifications d'identité" a déclaré une source policière.

Selon les participants, environ 700 migrants et leurs soutiens ont investi le Panthéon à l'initiative des collectifs "gilets noirs" et "La Chapelle debout", qui soutiennent les sans-papiers.

Le lieu, emblématique de la République française, avait été progressivement évacué en fin d'après-midi. "La France est un État de droit, dans tout ce que cela implique : respect des règles qui s'appliquent au droit au séjour, respect des monuments publics et de la mémoire qu'ils représentent", avait alors affirmé le Premier ministre, Édouard Philippe, dans un tweet.

Les migrants et collectifs - dont les "gilets noirs" qui mènent régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers - avaient choisi le Panthéon pour ses "grands hommes" et ses "symboles de la lutte contre l'esclavage".

Avec AFP

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