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Des dizaines de députés français appellent à "lutter contre l'entrave à l'IVG"

Un portrait de Simone Veil, qui a légalisé l'avortement, sur un mur de Paris, le 29 juillet 2017.
Un portrait de Simone Veil, qui a légalisé l'avortement, sur un mur de Paris, le 29 juillet 2017. Joel Saget, AFP

Dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, cinquante de députés français de gauche appellent Emmanuel Macron à "lutter contre l'entrave" à l'interruption volontaire de grossesse qui reste, selon les signataires, "plus que réelle".

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Un peu plus d'un an après la panthéonisation de Simone Veil, cinquante députés de gauche se mobilisent pour conserver le droit d’avorter dans des conditions dignes, dans une tribune publiée dimanche 14 juillet par le Journal du dimanche. Mieux, ils exhortent le président à "lutter contre l'entrave" à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Un "droit fondamental" qu'ils entendent protéger via une proposition de loi constitutionnelle.

Une entrave "réelle"

Fermeture de 130 centres pratiquant l'IVG en 15 ans, "rendez-vous imprenables, manque de praticiens, affaiblissement du Planning familial" : l'entrave "est plus que réelle", estiment les signataires de la tribune.

"Conquête politique, démocratique et laïque", le droit à l'avortement "reste aujourd'hui balloté entre l'affaiblissement des services publics - de prévention et de santé - et de multiples ingérences politico-religieuses", s'alarment des députés PS, PCF et LFI, emmenés par Luc Carvounas (PS), membre de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée.

"Quotidiennement (...) de nombreuses femmes se retrouvent en difficultés pour avoir accès à un droit fondamental reconnu aujourd'hui dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel", ajoutent-ils.

"Le progrès est comme l'amour ; il ne se décrète pas. Il se prouve"

Le groupe de députés exhortent Emmanuel Macron à passer "des symboles aux actes politiques" et rappellent avoir déposé "une proposition de loi constitutionnelle visant à ce que ‘nul ne puisse entraver le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse’". Et de conclure, "Nous lui disons donc, comme à sa majorité : ‘le progrès est comme l'amour ; il ne se décrète pas. Il se prouve’", concluent-ils.

La délégation aux droits des femmes de l'Assemblée doit lancer prochainement une mission d'information pour définir les "évolutions législatives nécessaires" à l'accès à l'IVG.

Sa présidente, Marie-Pierre Rixain, a déjà annoncé qu'elle déposerait à l'automne une proposition de loi portant notamment de 12 à 14 semaines de grossesse la limite légale pour avorter. Une piste soutenue par la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

Avec AFP

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