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L'Entretien

Pour le chef de la diplomatie malienne, "la principale menace est la menace terroriste"

France 24

Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Tiébilé Dramé, affirme que les massacres perpétrés le centre de son pays ces derniers mois sont le prolongement de la guerre qui sévit contre les groupes jihadistes dans le Nord depuis 2011, et non le signe de conflits intercommunautaires. Il explique qu'en plus de l'envoi de renforts militaires de l'armée malienne et des forces de l'ONU dans le Centre, une initiative politique est en cours pour renouer les fils du dialogue.

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Tiébilé Dramé affirme également que des enquêtes sont en cours visant les auteurs de ces massacres, mais ajoute que si les milices d'autodéfense accusées d'attiser les tensions changent d'attitude, elles pourraient continuer à exister. Lui qui a par le passé défendu l'idée d'ouvrir un dialogue avec certains chefs jidhadistes, affirme qu'il défend "pour l'instant" la ligne de refus de dialogue suivie par le président Ibrahim Boubacar Keïta et ses alliés dans la région.

Le chef de la diplomatie rejette en outre les affirmations du chef d'état-major des armées françaises, le général François Lecointre, selon lequel sans l'opération Barkhane, les États du Sahel "s'effondreraient sur eux-mêmes". Et salue l'initiative de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, la Cédéao, de tenir un sommet sur la sécurité afin de s'attaquer au terrorisme dans un cadre plus large que celui du G5 Sahel.

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