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Malte: les suspects du meurtre d'une journaliste formellement inculpés

Des fleurs et des bougies, le 16 avril 2018, en mémoire à la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, tuée en 2017 dans un attentat à la voiture piégée
Des fleurs et des bougies, le 16 avril 2018, en mémoire à la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, tuée en 2017 dans un attentat à la voiture piégée AFP/Archives
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La Valette (AFP)

Les trois suspects de l'assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, tuée en 2017 dans un attentat à la voiture piégée, ont été formellement inculpés mardi, mais leur procès est encore loin.

Le mystère demeure aussi sur les commanditaires de l'assassinat, même si la presse maltaise, citant des sources policières, avait affirmé en novembre que plusieurs Maltais avaient été identifiés.

Les trois hommes arrêtés le 4 décembre 2017, les frères Alfred Degiorgio et George Degiorgio, ainsi que Vince Muscat, tous quinquagénaires, avaient déjà été inculpés pour le meurtre.

Conformément à la procédure maltaise, le ministre de la Justice a officiellement confirmé cette inculpation mardi, ouvrant la voie à un procès.

Selon des experts judiciaires maltais, il faudra cependant plusieurs années avant qu'un procès ne s'ouvre. Le parquet a désormais 20 mois pour fixer une date.

Cette annonce intervient quelques jours après la décision du gouvernement de Joseph Muscat, sommé par le Conseil de l'Europe, de créer une commission d'enquête publique pour déterminer s'il aurait été possible d'empêcher l'attentat qui a coûté la vie à Mme Caruana Galizia.

Dans les jours qui ont suivi le drame, le gouvernement a fait appel à des enquêteurs de la police fédérale américaine et à des experts néerlandais pour assister les enquêteurs maltais.

Souvent qualifiée de "Wikileaks à elle toute seule", Daphne Caruana Galizia avait révélé certains des pans les plus sombres de la politique maltaise, s'en prenant avec virulence à M. Muscat, mais aussi au chef de l'opposition.

Après sa mort, ses fils ont réclamé la démission de M. Muscat, l'accusant de s'être entouré d'escrocs et d'avoir créé une culture d'impunité ayant transformé Malte en "île mafia".

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