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Le patient atteint d'Ebola à Goma, en RD Congo, est décédé

Un homme est vacciné contre Ebola le 15 juillet à Goma, en République Démocratique du Congo.
Un homme est vacciné contre Ebola le 15 juillet à Goma, en République Démocratique du Congo. Pamela Tulizo, AFP

Le premier cas de fièvre Ebola enregistré à Goma, en République démocratique du Congo, est décédé. La crainte d’une propagation rapide est dans tous les esprits de cette ville densément peuplée.

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Le premier cas de fièvre hémorragique Ebola enregistré à Goma, plus grande ville touchée par l'actuelle épidémie dans l'est de la République démocratique du Congo, est décédé lors de son transfert vers l'agglomération de Butembo, a indiqué mardi 16 juillet une source officielle.

"Malheureusement je peux vous confirmer la mort du patient en cours de route en allant à Butembo", un des foyers de l'épidémie, a déclaré à la presse le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Carly Nzanz.

L'irruption d'Ebola à Goma, une ville d'un million d'habitants qui est une véritable ville-carrefour dans la région des Grands Lacs, était redouté par les autorités congolaises et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). "Goma est un avertissement", a déclaré lundi à Genève le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Mike Ryan. "C'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP. 

La ville se trouve en effet à la frontière du Rwanda, avec un port d'où les bateaux partent pour Bukavu et le Sud-Kivu, et un aéroport avec des vols civils ou onusiens à destination de Kinshasa, Entebbe et Addis Abeba. Le Rwanda a d'ailleurs demandé lundi à ses ressortissants d'éviter tout voyage dans l'est de la RDC.

"Goma, c’est une grande ville, où les gens se déplacent beaucoup, beaucoup de gens traversent les frontières en partant de Goma. Alors évidemment ce premier cas est super inquiétant", confirme Gwen Eamer, du service des urgences médicales de la Croix-Rouge, contactée par France 24. "Avec la Croix-Rouge, on est sur le terrain, on avait déjà prévu cette situation. Là, il nous faut attendre 21 jours pour voir s'il y a eu transmission à partir de ce cas-là", poursuit-elle.

Le gouverneur a demandé à la population de Goma de "suivre les conditions hygiéniques" : "Si à Goma, on se comporte très bien, on accompagne l'équipe de la riposte, il y aura plus de peur que de mal."

Appels au calme

En RD Congo, les autorités multiplient les mesures de préventions et les appels au calme. Les équipes chargées de répondre à l'épidémie ont identifié 60 contacts du pasteur évangélique qui est tombé malade à Goma et ils ont vacciné la moitié d'entre eux, selon l'OMS. L'autre moitié devrait être vaccinée dans les prochaines 24 heures, a souligné Mike Ryan.

Cette épidémie, qui a fait 1 666 morts, était jusqu'à présent cantonnée dans le Nord-Kivu, dans les zones de Beni-Butembo, depuis qu'elle a été officiellement déclarée le 1er août dernier près de Beni.

"Ce cas confirmé d'Ebola à Goma montre que la situation demeure inquiétante et que l'épidémie n'est toujours pas sous contrôle", a commenté Médecins Sans frontière (MSF) qui a cessé ses interventions à Beni-Butembo en raison de l'insécurité.

L'insécurité a d'ailleurs encore frappé à Beni où deux notables locaux, enrôlés dans des actions de prévention, ont été assassinés dans la nuit de samedi à dimanche.

L'intervention des responsables communautaires est destinée à lever les résistances des populations contre la vaccination, l'hospitalisation et des modes d'enterrement qui évitent les contacts avec les fluides contagieux des défunts.

Cette épidémie est la deuxième épidémie Ebola la plus importante de l'histoire après celle qui a tué près de 11 000 personnes en Afrique de l'Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone) en 2013-2014.

Avec AFP

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