Accéder au contenu principal

Élisabeth Borne remplace François de Rugy au ministère de l'Écologie

Élisabeth Borne à la sortie du Conseil des ministres, le 3 juillet 2019, à Paris.
Élisabeth Borne à la sortie du Conseil des ministres, le 3 juillet 2019, à Paris. Ludovic Marin, AFP

Après avoir accepté la démission de François de Rugy mardi après-midi, le président français Emmanuel Macron a nommé dans la soirée Élisabeth Borne au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire.

PUBLICITÉ

Les noms d'Emmanuelle Wargon et Brune Poirson - secrétaires d'État à la Transition écologique -, ainsi que celui de Ségolène Royal, avaient été évoqués dans la presse pour remplacer François de Rugy, après sa démission. Finalement, c'est Élisabeth Borne, la ministre des Transports, qui a été nommée mardi 16 juillet au soir ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé l'Élysée dans un communiqué.

Elle conservera également le portefeuille des Transports, sans pour autant prendre le titre de ministre d'État de son prédécesseur, a précisé l'Élysée. "La confiance que m'accordent le président de la République et le Premier ministre est un immense honneur", a réagi sur Twitter Élisabeth Borne.

Fragilisé par les révélations de Mediapart sur son train de vie à la présidence de l'Assemblée nationale, puis de ministre d'Etat, François de Rugy a démissionné mardi après-midi du gouvernement, affirmant dans un post Facebook être "trop attaché à l’écologie" pour "accepter que notre action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes".

Le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué avoir accepté le retrait du numéro 2 du gouvernement, soulignant qu'il s'agissait "d'une décision personnelle" de son ministre "pour qu'il puisse se défendre pleinement et librement".

Décidé à éviter un nouveau feuilleton d'été désastreux, Emmanuel Macron a choisi une solution éclair pour tenter de sortir au plus vite de l'affaire Rugy. "Le président a souhaité que cela aille extrêmement vite", commente une source proche de l'exécutif, contrairement à plusieurs remplacements précédents qui avaient traîné en longueur. Le ministère de l'Ecologie, déjà plombé par la démission surprise de Nicolas Hulot fin aout 2018, ne pouvait rester vacant trop longtemps, alors que son enjeu politique s'est encore accru avec la montée des Verts aux Européennes.

Sa nomination, "une évidence"

La nomination d'Élisabeth Borne, dont le portefeuille était déjà placé sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, "est une évidence", a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie en 2014, Elisabeth Borne est aussi "une femme de terrain", après avoir été préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne, fait valoir une source gouvernementale auprès de l'Agence France Presse (AFP). "Elle connaît très bien ses secrétaires d'État" et "est opérationnelle tout de suite pour défendre la loi énergie-climat" actuellement au Sénat, souligne cette même source.

Dans une carrière essentiellement consacrée au service public, notamment dans les cabinets socialistes dans les années 1990, chez Lionel Jospin à l'Éducation ou Jack Lang à la Culture, Elisabeth Borne a aussi fait un passage dans le privé, en charge des concessions du groupe Vinci en 2007.

Directrice de 2015 et 2017 de la RATP, Elisabeth Borne n'incarne pas spécialement les sujets écologiques. Mais "quand on parle de réchauffement climatique, la clé est dans les transports", souligne un conseiller de l'exécutif à l'AFP. Au ministère des Transports, Elisabeth Borne a notamment oeuvré à la réforme de la SNCF avant d'élaborer la loi d'orientation des mobilités (LOM), qui doit revenir en nouvelle lecture à la rentrée à l'Assemblée et au Sénat.

Cette ingénieure de 58 ans, sortie de l'École Polytechnique en 1981, haute fonctionnaire marquée à gauche, est déjà la troisième à prendre en charge le maroquin de l'environnement sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, après les mandats écourtés de Nicolas Hulot et de François de Rugy.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.