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Les multiples hommages à Johnny Clegg, "icône de la cohésion sociale"

Johnny Clegg et le danceur Dudu Zulu, du groupe de musique Savuka, lors de la 12e édition du Printemps de Bourges, en France, le 10 avril 1988.
Johnny Clegg et le danceur Dudu Zulu, du groupe de musique Savuka, lors de la 12e édition du Printemps de Bourges, en France, le 10 avril 1988. François Guillot, AFP

Après l'annonce de son décès mardi, plusieurs personnalités ont rendu hommage à Johnny Clegg. La mémoire du "Zoulou blanc" a été saluée par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui l'a décrit comme "une icône de la cohésion sociale".

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Les hommage se multiplient, mercredi 17 juillet, au lendemain du décès de Johnny Clegg des suites d'un cancer à l'âge de 66 ans. Celui dont "la musique a fait rouiller les barbelés et scié bien des barreaux à Soweto", comme le célébrait le chanteur français Renaud en 1988, était un symbole de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud.

Logiquement, les premières voix à s'élever pour rendre hommage au "Zoulou blanc" ont été sud-africaines. Le chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a salué "un compatriote exceptionnel et une icône de la cohésion sociale et de l'antiracisme".

"Johnny Clegg vivra toujours dans nos coeurs et dans nos foyers lorsque nous écouterons sa musique, mélange émouvant de célébration des cultures et de résistance politique", a aussi déclaré le président sud-africain dans un communiqué. "L'Afrique du Sud est un endroit meilleur grâce au courage, à la résilience et à l'irrépressible créativité" du chanteur.

Plus tôt, mercredi, c'est la Fondation Nelson Mandela qui a rendu hommage à Johnny Clegg, qui avait dédié un de ses plus grands tubes planétaires – "Asimbonanga" – au héros de la lutte anti-apartheid.

"La Fondation pleure le décès d'une icône musicale et d'un combattant de la liberté", a-t-elle écrit dans un tweet. "Nous sommes bénis de l'avoir vu. Nous allons continuer à chanter Asimbonanga. Nous allons continuer à travailler pour le pays de ses rêves."

Le Soweto Gospel Choir, qui a remporté un Grammy cette année, s'est dit "dévasté" par la nouvelle. "Une icône de la musique et un vrai Sud-Africain. Il va nous manquer."

"Tu as changé les choses pour nous tous"

Hors des frontières sud-africaines, plusieurs personnalités ont aussi honoré l'artiste militant. Le chanteur français, Yannick Noah, a écrit sur Instagram : "RIP Johnny Clegg. L'une des plus grandes émotions de ma vie. Cette nuit où tu as chanté Asimbonanga à Madiba pour la première fois. On était présent avec André Agassi et Boris Becker. Respect à toi pour toujours mon ami ! Tu as changé les choses pour nous tous".

La chanteuse Hélène Ségara, auteure d'une reprise du tube Asimbonanga, a raconté une anecdote en guise d'hommage à Johnny Clegg. "Lorsque j’ai soumis ma reprise pour cette chanson, il m’avait demandé de ne pas oublier de citer les noms d’illustres militants qui combattaient l’apartheid", a-t-elle écrit.

L'animateur Nagui, qui avait accueilli le "Zoulou blanc" dans son émission Taratata, s'est dit "extrêmement triste d'apprendre (c)e décès" et a rappelé que sa rencontre avec Johnny Clegg ne lui laissait "que de bons souvenirs".

Le chanteur avait récemment fait une tournée mondiale d'adieu. "Il s'est battu jusqu'au bout", a expliqué son manager. Les détails de ses obsèques n'ont pas encore été communiqués.

Avec AFP

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