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Cyclisme: Thomas Voeckler est "l'homme de la situation" pour la fédération française

L'ancien cycliste Thomas Voeckler, ici à une conférence de presse le 30 juin 2019, a été nommé sélectionneur de l'équipe de France à la fin du mois dernier
L'ancien cycliste Thomas Voeckler, ici à une conférence de presse le 30 juin 2019, a été nommé sélectionneur de l'équipe de France à la fin du mois dernier AFP/Archives
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Toulouse (AFP)

Michel Callot, président de la Fédération française du cyclisme (FFC), a tranché: il a choisi Thomas Voeckler, "l'homme de la situation", pour sélectionneur et cette décision a écarté Cyrille Guimard.

Présent jeudi au départ de la 12e étape du Tour de France à Toulouse, il s'est expliqué pour l'AFP sur le sujet:

QUESTION: Marc Madiot, président de la Ligue professionnelle, a déclaré que le choix du sélectionneur (Thomas Voeckler) était le vôtre. Comment réagissez-vous à ce propos qui est une façon pour le secteur professionnel de se désolidariser ?

REPONSE: "J'ai effectivement repris une prérogative qui est celle du président de la fédération. Je l'ai fait en consultant beaucoup dans le monde professionnel, j'ai recueilli beaucoup d'avis, c'est tout sauf un choix dicté par les circonstances ou le hasard. Thomas est l'homme de la situation, c'est ce que j'ai senti, par rapport à la fois à l'engagement qu'il voulait avoir sur ce poste, légèrement modifié puisqu'on parle de manager des équipes de France, et au consensus qui entoure sa personne. Dire que la fédération reprend la main est une interprétation excessive. Ce n'est pas ma volonté, j'ai beaucoup travaillé pour qu'on ait des relations solides, étroites, consensuelles avec tous les acteurs de la Ligue et en particulier son président Marc Madiot, avec qui je conserve d'excellentes relations."

Q: Cyrille Guimard, le précédent sélectionneur, a mis en cause le rôle des cadres de la fédération...

R: "Avec Cyrille, j'ai sincèrement mis toute mon énergie à la contribution du projet que l'on voulait construire, que l'on a construit en grande partie, à savoir restaurer une forme de management qui faisait défaut, entre la fédération et le cyclisme professionnel. Il avait envie, parce qu'il déborde d'énergie, d'aller beaucoup plus loin et de s'impliquer très fortement dans l'ensemble de la direction technique nationale. La personnalité de Cyrille n'est pas facile, chacun en conviendra, on a essayé de trouver les bons compromis pour que ça fonctionne avec l'ensemble des cadres techniques, on s'est heurté à des limites. On est arrivé à la conclusion qu'il était préférable de stopper l'expérience et de passer à un autre sélectionneur."

Q: Alaphilippe était absent au championnat de France. Regrettez-vous aujourd'hui qu'il ait été critiqué par des cadres de la fédération ?

R: "Pour ma part, vous en conviendrez, j'ai toujours été prudent dans ma communication. Il ne faut pas stigmatiser les coureurs. Par contre, il faut qu'on continue une action pédagogique, pour faire comprendre à nos grands champions, à Julian, à Romain (Bardet) qui était absent aussi, que leur absence est d'autant plus remarquée qu'ils sont des coureurs de premier plan. Le championnat est la fête du cyclisme français. Le public, les clubs, toute la pyramide fédérale y retrouve ses champions. On va essayer de traiter le sujet intelligemment. Ces champions apportent des choses qui ne sont pas mesurables à la fédération et au cyclisme français, et je leur en suis très reconnaissant. C'est un Tour qui se passe très bien pour les Français, qui donne surtout de l'enthousiasme. Le dynamisme des coureurs français recrée beaucoup d'intérêt pour le Tour de France."

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