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Tour de France: trois choses à savoir sur Simon Yates

Le Britannique Simon Yates remporte la 12e étape du Tour de France, le 18 juillet 2019 à Bagnères-de-Bigorre
Le Britannique Simon Yates remporte la 12e étape du Tour de France, le 18 juillet 2019 à Bagnères-de-Bigorre AFP
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Bagnères-de-Bigorre (France) (AFP)

Gémellité, caractère, profil de coureur... trois choses à savoir sur Simon Yates, vainqueur de la 12e étape du Tour de France:

Il a échappé à l'emprise de Sky

Les frères Yates ont commencé le cyclisme par la piste, au vélodrome de Manchester, à l'initiative de leur père John, un ancien coureur. Malgré cette proximité avec le centre national britannique, ils ont fini par sortir de la filière classique qui les aurait menés droit à l'équipe Sky, aujourd'hui Ineos, de Dave Brailsford.

Si Adam, né quelques minutes après son frère, a dû s'exiler en passant notamment par le club français du CC Etupes, Simon a bénéficié au début de l'encadrement fédéral britannique. En 2013, à l'âge de 20 ans, il a même décroché le titre mondial de la course aux points à Minsk. Mais, l'année suivante, il a rejoint avec son jumeau la formation australienne Orica (devenue Mitchelton).

Les deux frères se ressemblent à l'extrême. Tom Dumoulin a plaisanté un jour sur le sujet: "lls pourraient se substituer l'un à l'autre dans la nuit, sans qu'on s'en aperçoive."

Il est ambitieux et le dit

Les critiques l'ont accablé après ses déclarations présomptueuses du dernier Giro. Avec lui, pas de langue de bois: "A la place des autres favoris, je me ferais dessus", avait-il annoncé avant le départ de Bologne.

Mais, à l'inverse de l'année passée quand il avait gagné haut la main trois étapes et dominé la course jusqu'à trois jours de l'arrivée, le scénario ne lui a réservé que des déceptions. Pour une 8e place finale très loin de ses objectifs de départ puisque, sur la lancée de sa victoire dans la Vuelta, il était venu pour gagner.

L'an dernier, Chris Newton, un ancien entraîneur de la fédération britannique, désamorçait par avance les polémiques: "Il n'est pas impoli, il s'excuserait ensuite. Il essaye d'être à ses limites, il a ça en lui."

Il est bien plus qu'un grimpeur

Simon Yates est un grimpeur de style, au coup de pédale agile, à l'accélération foudroyante, mais aussi un coureur au sens de la course aiguisé. Thibaut Pinot le citait en exemple sur son positionnement dans le peloton au Giro: "Quand je le vois remonter le peloton, je sais qu'il faut le suivre."

A 26 ans, le Britannique avoue être intéressé aussi par les courses au profil difficile. Au printemps, il évoquait encore avec assurance ses objectifs: le Giro 2019 (on sait ce qu'il en est advenu), les JO de Tokyo, le Tour l'année suivante.

De l'avis de Chris Newton, "son rapport poids-puissance est bon, sa puissance maximale est exceptionnelle, c'est pourquoi il est capable de sprinter si bien. C'est un coureur complet, pas seulement un grimpeur".

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