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Adieux dans l'intimité à Andrea Camilleri, maître italien du polar

Une jeune femme dépose un message sur la tombe de l'écrivain sicilien Andrea Camilleri, le 18 juillet 2019 à Rome
Une jeune femme dépose un message sur la tombe de l'écrivain sicilien Andrea Camilleri, le 18 juillet 2019 à Rome AFP
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Rome (AFP)

Les obsèques de l'écrivain sicilien Andrea Camilleri, "père" du commissaire Montalbano, décédé mercredi à l'âge de 93 ans, ont eu lieu jeudi dans l'intimité au cimetière romain du Testaccio, a constaté l'AFP.

Les proches du maître du polar italien étaient réunis dans l'après-midi dans ce cimetière appelé "le cimetière non catholique de Rome" ou "le cimetière des artistes et poètes", où reposent les poètes britanniques Percy Shelley et John Keats.

"Ici, tu auras des amis à qui parler", a déclaré Andreina Camilleri, l'une de filles de l'écrivain, devant la tombe couverte de fleurs de son père.

"L'intellectuel nous manque, la personne libre et son franc-parler, celui qui disait des choses qui plaisent et ne plaisent pas", a confié le ministre italien de la Culture, Alberto Bonisoli.

Malgré le caractère privé de la cérémonie, quelques centaines d'anonymes avaient été autorisés à entrer dans le cimetière par petits groupes pour dire adieu à l'auteur.

Certains tenaient une fleur à la main tandis que d'autres ont laissé un message sur un registre de condoléances.

Metteur en scène de théâtre, réalisateur de télévision et scénariste, Andrea Camilleri s'était fait connaître tardivement comme romancier, mais le succès avait été foudroyant.

C'est sous sa plume qu'était né en 1994 le célèbre commissaire Montalbano, flic débonnaire et amateur de bonne chère, devenu l'une des figures du roman policier européen.

L'annonce du décès du romancier, ancien militant communiste, a suscité mercredi une pluie d'hommages unanimes à travers l'Italie et sur les réseaux sociaux.

Dans sa dernière interview, accordée il y a quelques semaines au média espagnol eldiario.es, Andrea Camilleri, qui reconnaissait toujours être un fumeur invétéré, se disait dans un état de "découragement grandiose" devant l'état du monde.

Questionné par le média de gauche sur le succès du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, chef de l'extrême droite italienne, il l'attribuait à une "vague de je-m'en-foutisme des Italiens".

"Mon inquiétude vient précisément de reconnaître que l'on perd certaines valeurs et des niveaux d'humanité que nous pensions solides depuis tant d'années: respecter l'adversaire, tenir ses promesses et la loyauté envers les institutions", regrettait-il.

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