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Devant les juges, la capitaine Carola Rackete lance un appel à l'Union européenne

Carola Rackete a donné une conférence de presse jeudi 18 juillet 2019, à Agrigento, accompagnée de ses avocats Alessandro Gamberini (g) et Leonardo Marino (d).
Carola Rackete a donné une conférence de presse jeudi 18 juillet 2019, à Agrigento, accompagnée de ses avocats Alessandro Gamberini (g) et Leonardo Marino (d). Andreas Solaro, AFP

La capitaine du Sea-Watch a été entendue jeudi, par un juge italien. Soupçonnée d'aide à l'immigration clandestine, elle est poursuivie pour avoir débarqué des migrants à Lampedusa. Carola Rackete exhorte l'UE à agir pour éviter les blocages en mer.

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Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch 3, était entendue, jeudi 18 juillet, par des juges italiens. La jeune femme de 31 ans est poursuivie pour avoir accosté de force en vue de faire débarquer des migrants sur l’île de Lampedusa, dans le sud de l'Italie.

Les procureurs voulaient savoir pourquoi son équipage avait secouru les migrants sans attendre les gardes-côtes libyens et pourquoi le navire n'avait pas fait route ensuite vers la Libye ou la Tunisie, ou encore les Pays-Bas, pays dont il bat pavillon.

À sa sortie du palais de justice d'Agrigente (Sicile), dont dépend l'île de Lampedusa, elle a déclaré être "contente d'avoir eu l'occasion d'expliquer dans le détail la situation". Elle a également exhorté l'Union européenne à mettre en place un mécanisme d'accueil et de répartition des migrants secourus en mer pour éviter de nouveaux blocages.

Le même jour, les experts de l'ONU ont à cet égard appelé l’Italie dans un communiqué à "immédiatement mettre fin à la criminalisation des opérations de recherches et de secours" en mer.

Arrestation invalidée

Carole Rackete, 31 ans, a été arrêtée le 29 juin pour avoir pénétré dans les eaux territoriales italiennes malgré le veto du ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, puis accosté de force pour faire débarquer 40 migrants secourus deux semaines plus tôt.

Le 2 juillet, une juge a invalidé l'arrestation, estimant que la jeune femme avait agi pour sauver des vies.

Le parquet d'Agrigente s'est pourvu en cassation cette semaine contre cette décision, dans l'espoir d'obtenir une jurisprudence établie. Quelques jours après le Sea-Watch 3, le voilier Alex a accosté sans y être autorisé à Lampedusa et cela risque de se reproduire.

En attendant, le Sea-Watch 3 reste sous séquestre dans le port sicilien de Licata. Comme après chaque mission, l'équipage a changé et Carola Rackete n'en est plus officiellement la commandante.

Libre de ses mouvements, la jeune femme reste visée par deux enquêtes, pour résistance à un officier en pénétrant de force dans les eaux italiennes et pour aide à l'immigration clandestine.

Avec AFP

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