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En Espagne, le chef de Podemos prêt à ne pas faire partie du gouvernement

Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, le 6 juin 2019, à Madrid.
Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, le 6 juin 2019, à Madrid. Pierre-Philippe Marcou, AFP

Le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, a déclaré vendredi qu'il était disposé à renoncer à un portefeuille dans un gouvernement de coalition, ce qui lève un important obstacle dans les discussions avec le socialiste Pedro Sanchez.

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Le numéro un de la formation espagnole de gauche radicale Podemos a accepté, vendredi 19 juillet, de ne pas faire partie du futur gouvernement de Pedro Sanchez, ce qui pourrait ouvrir la voie à la reconduction au pouvoir du socialiste.

Pedro Sanchez avait martelé jeudi qu'il ne voulait pas de Pablo Iglesias au sein de son exécutif en raison de leurs divergences profondes, en particulier sur la Catalogne dont la tentative de sécession en 2017 a provoqué l'une des pires crises politiques du pays.

>> À lire : "En Espagne, Pedro Sanchez toujours pas assuré d'être reconduit Premier ministre"

"L'Espagne a besoin d'un gouvernement de gauche. (...) Le Parti socialiste dit que je suis l'unique obstacle à ce gouvernement. J'ai réfléchi ces jours-ci et je ne vais pas être l'excuse pour que le Parti socialiste ne fasse pas ce gouvernement de coalition" avec Podemos, a déclaré Pablo Iglesias dans une vidéo publiée sur Twitter.

"Ma présence au sein du Conseil des ministres ne va pas être le problème"

"Ma présence au sein du Conseil des ministres ne va pas être le problème. À condition que le Parti socialiste ne mette pas d'autres veto et que la présence de Podemos dans le prochain gouvernement soit proportionnelle à ses voix et que Podemos propose logiquement" les noms des ministres, a-t-il exigé.

Devenu chef du gouvernement en juin 2018 grâce à une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, Pedro Sanchez a remporté les élections législatives fin avril mais est loin de la majorité absolue avec 123 députés socialistes sur 350.

>> À lire : "En Espagne, le socialiste Pedro Sanchez grand vainqueur des européennes"

Il a donc besoin de l'appui des 42 députés de Podemos, en plus de celui de plusieurs partis régionalistes, pour pouvoir être reconduit chef de gouvernement par le Parlement la semaine prochaine.

Podemos conditionnait depuis le début son soutien à son entrée au sein d'un gouvernement de coalition. Ce que Pedro Sanchez avait refusé catégoriquement avant de lâcher du lest et de se dire favorable à la nomination de ministres de Podemos mais avec un profil plus technique que politique.

Avec AFP

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