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CAN-2019 : de Lille à Marseille en passant par Paris, la joie des supporters de l’Algérie

Les supporters de l'Algérie célèbrent la victoire des Fennecs sur le parvis de l'Institut du monde arabe, à paris, le 19 juillet 2019.
Les supporters de l'Algérie célèbrent la victoire des Fennecs sur le parvis de l'Institut du monde arabe, à paris, le 19 juillet 2019. AFP

Fumigènes, klaxons et foule en liesse : les supporters des Fennecs algériens ont envahi les rues, de Marseille à Lyon, Paris, Lille ou Strasbourg, pour célébrer, vendredi, la victoire des leurs en finale de la CAN-2019.

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À Paris, sur les Champs-Élysées, dès la fin de la finale de la CAN-2019, des grappes de supporters algériens sont arrivés aussi soudainement que le but qui a assommé les Sénégalais dès les premières minutes du match.

Devant la bouche de métro, Bianca, Imene et Farrah ont regardé tout le match sur leur portable, déjà positionnées pour faire la fête. "On avait confiance en nos joueurs !" s'exclame Bianca, 20 ans. "On a gagné. J'aime mon pays, oualah [je le jure, en arabe], c'est magnifique !" exulte la jeune fille, aux anges. Perdu avec son drapeau du Sénégal au milieu de la foule blanche, verte et rouge, Malla, 28 ans, se fait gentiment chambrer devant l'Arc de Triomphe.

Vers 1 h, la situation s'est quelque peu tendue sur les Champs-Élysées, avec de premiers tirs de gaz lacrymogène de la part des forces de l'ordre dans le haut de l'avenue, où était toujours massée une foule très dense. Au total, 102 personnes ont été interpellées à Paris, dont 86 placées en garde-à-vue, selon un bilan du ministère de l'Intérieur samedi 20 juillet. À travers la France, 198 personnes ont été interpellées, et 177 placées en garde-à-vue, selon la même source.

Sur le parvis de l’Institut du monde arabe, dans le Ve arrondissement, plus de 2 000 supporters étaient rassemblés pour suivre le match sur un écran géant.

Youyous, pétards, feux d'artifice et fumigènes

À Marseille, dès le coup de sifflet final, une marée humaine a commencé à descendre la Canebière vers le Vieux-Port. La ville semblait emportée par la folie, au bruit des moteurs de motos et de scooters, des pétards et des klaxons, noyée sous les fumigènes déclenchés par dizaines. Peu avant 1 h, l'ambiance était toujours festive. Au total, la préfecture de police a évalué à 25 000 le nombre de fans des Fennecs dans le centre de la ville.

Sur le Cours Belsunce et le haut de la Canebière, des rodéos de motos et de scooters ont été organisés, des grappes humaines passaient, accrochées aux portières des voitures, drapeaux algériens au vent.

À quelques centaines de kilomètres, les mêmes scènes se répétaient à Lyon. Le coup de sifflet final, dans le quartier de la Guillotière, a entraîné un déchaînement de youyous, pétards, feux d'artifice et fumigènes. Dans le centre-ville, un bref accrochage a opposé supporters de l'Algérie et forces de l'ordre, visées par des projectiles sur le pont de la Guillotière. Les assaillants ont été rapidement dispersés après quelques jets de grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre ont ensuite reculé, laissant les supporters en liesse manifester leur joie à coups de fumigènes et feux d'artifice sur les quais de la Presqu'île, provoquant des embouteillages alentour.  

"One, two, three, viva l'Algérie !"

Encore plus au Nord, encore plus loin de l'Algérie, la joie était similaire à Metz, Strasbourg, ou Lille : dans la capitale des Flandres, de partout montait la clameur "One, two, three, viva  l'Algérie !", accompagnée de hurlements de bonheur, d'un défilé de klaxon, de bruits de pétards mais aussi de nombreux crépitements de feux d'artifice venant de divers endroits.

En début de soirée, les supporters n'étaient pourtant pas forcément les bienvenus partout vendredi soir. Sur le Vieux-Port de Marseille, les habituels écrans géants déployés pour suivre les matchs étaient aux abonnés absents. "C'était trop le bordel", lâchait la serveuse d'un "pub" à l'anglaise où d'habitude les supporters de foot viennent suivre le ballon en buvant des bières.

De même, les rassemblements de supporters étaient interdits vendredi soir sur la Promenade des Anglais à Nice ou la Croisette à Cannes.

Avec AFP

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