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Tanker saisi par l'Iran : Londres plaide pour une mission européenne de protection dans le Golfe

Des Gardiens de la révolution iraniens patrouillent autour du pétrolier Stena Impero, battant pavillon britannique, alors qu'il est ancré au large de la ville portuaire iranienne de Bandar Abbas, le 21 juillet 2019.
Des Gardiens de la révolution iraniens patrouillent autour du pétrolier Stena Impero, battant pavillon britannique, alors qu'il est ancré au large de la ville portuaire iranienne de Bandar Abbas, le 21 juillet 2019. Hasan Shirvani, Mizan News Agency, AFP

Le gouvernement de Theresa May a proposé lundi la mise en place d'une mission de protection européenne dans le Golfe après l'arraisonnement d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz.

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Le Royaume-Uni tente de mettre en place une mission de protection européenne dans le Golfe après la saisie vendredi d'un tanker sous pavillon britannique par l'Iran, a déclaré lundi 22 juillet le ministre britannique des Affaires étrangères, répétant que son pays ne cherchait pas la confrontation Téhéran.

"Nous allons désormais chercher à mettre en place une mission maritime de protection européenne pour apporter un soutien à un passage sûr à la fois pour les équipages et les cargos dans cette région vitale", a dit Jeremy Hunt devant les députés britanniques, soulignant que cette initiative ne ferait "pas partie de la politique de pression des États-Unis sur l'Iran". "Nous ne cherchons pas la confrontation avec l'Iran", a-t-il ajouté.

La Première ministre Theresa May a réuni lundi une cellule de crise et le gouvernement a annoncé des mesures lors d'un discours au Parlement.

"L'Iran ne veut pas la confrontation"

Du côté de Téhéran, le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, a assuré lundi que "l'Iran ne veut pas la confrontation" avec le probable futur Premier ministre britannique Boris Johnson mais des "relations normales (avec le Royaume-Uni), basées sur le respect mutuel". Il a estimé dimanche que seules "la prudence et la prévoyance" permettraient d'atténuer les tensions actuelles.

L'Iran a en outre conjuré le Royaume-Uni de contenir ses "forces politiques internes" qui, selon lui, recherchent une escalade des tensions entre Londres et Téhéran, a déclaré dimanche l'ambassadeur d'Iran à Londres.

"Le gouvernement, à Londres, doit contenir les forces politiques intérieures qui souhaitent une escalade de la tension entre l'Iran et le Royaume-Uni, bien au-delà de la question des navires. C'est plutôt dangereux et imprudent, au moment où la région traverse une passe délicate", a écrit sur Twitter Hamid Baeidinejad. Il a en outre assuré que "l'Iran [était] déterminé et prêt pour différents cas de figure".

Le directeur de l'Organisation portuaire et maritime de la province d'Hormozgan, Allahmorad Afifipour, a par ailleurs déclaré dimanche à la télévision publique iranienne que les 23 membres d'équipage du pétrolier arraisonné vendredi par les Gardiens de la révolution, le Stena Impero, étaient tous en bonne santé.

"Nous devons, en vertu des réglementations, enquêter sur l'affaire [de "non-respect du code maritime international", NDLR]. La durée de l'enquête va dépendre du degré de coopération des parties concernées", a-t-il ajouté.

Dimanche, un montage audio diffusé par la compagnie de sécurité maritime, Dryad Global, authentifié par le ministère britannique de la Défense, révélait les échanges radio entre les forces iraniennes et le pétrolier, peu avant son arraisonnement.

Le pétrolier sommé de changer de cap

"Si vous obéissez, vous serez en sécurité, changez votre cap immédiatement", ordonnaient les Gardiens de la révolution iraniens au pétrolier britannique.

De son côté, la frégate britannique a adressé un message au tanker lui rappelant qu’il n’avait pas à obéir aux forces maritimes iraniennes puisqu’il naviguait dans un détroit international. "Notre passage, en vertu du droit international, ne doit pas être perturbé, entravé, bloqué ou freiné."

Dans un communiqué publié dimanche, Erik Hanell, le PDG de la compagnie Stena Bulk, à qui appartient le pétrolier, a annoncé avoir demandé aux autorités du port de Bandar Abbas la permission de visiter l’équipage retenu en Iran. "La demande a été acceptée, mais nous attendons une réponse formelle, a-t-il indiqué. En attendant, nous continuerons à coopérer et à assurer la liaison avec toutes les autorités compétentes."

Avec AFP et Reuters

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