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Séoul accuse la Russie d'avoir violé son espace aérien, Moscou dément

Un bombardier Tu-95MS des forces armées russes survolant Moscou, le 7 mai 2019 (archives).
Un bombardier Tu-95MS des forces armées russes survolant Moscou, le 7 mai 2019 (archives). Alexander Nemenov, AFP

La Russie a démenti, mardi 23 juillet, avoir violé l'espace aérien sud-coréen après l'annonce par Séoul de tirs de semonce contre un bombardier russe, assurant que ses avions avaient volé "au-dessus des eaux neutres de la mer du Japon".

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Les armées sud-coréenne et japonaise ont effectué, mardi 23 juillet, leur première patrouille aérienne dans la région Asie-Pacifique. Leurs avions de combat ont décollé pour intercepter une mission sino-russe qui a pénétré l'espace aérien de la Corée du Sud, mais Moscou et Pékin démentent.

Deux bombardiers russes Tupolev Tu-95 et deux bombardiers chinois H-6, escortés par un avion de détection avancée Iliouchine A-50 et son équivalent chinois, un KJ-2000, participaient à cette mission.

Les chasseurs sud-coréens ont tiré des centaines de tirs de sommation en direction de l'A-50 russe. Moscou a dénoncé le comportement des pilotes sud-coréens. Séoul a déclaré qu'il s'agissait de la première violation de son espace aérien par un
avion militaire russe.

L'incident s'est produit au-dessus des Rochers Liancourt, des îlots administrés par Séoul mais dont la souveraineté est revendiquée par le Japon, ce qui a attisé les tensions diplomatiques régionales.

L'état-major de Séoul a ensuite précisé que l'aviation sud-coréenne avait tiré des centaines de munitions lors de l'incident qui s'est produit au-dessus des Rochers Liancourt, Dodko en coréen, des îlots administrés par la Corée du Sud mais que revendique également le Japon.

Le directeur du Conseil national de la Sécurité, Chung Eui-yong, a fait part de la colère de Séoul à son homologue russe, Nikolaï Patrouchev, et prévenu que toute nouvelle intrusion ferait l'objet d'une réponse appropriée.

"Nous prenons cette situation très au sérieux et, si elle se renouvelle, nous prendrons des mesures plus énergiques encore", a-t-il dit dans un communiqué de la présidence.

Dans un communiqué relayé par l'agence RIA, le ministère russe de la Défense a réfuté les accusations de Séoul, assurant que jamais ses bombardiers n'étaient entrés dans l'espace aérien sud-coréen, en évoquant un simple "vol planifié au-dessus des eaux neutres de la mer du Japon".

Selon l'armée russe, l'itinéraire des avions Tu-95MS était conforme aux règles internationales", au-dessus d'une "zone de reconnaissance de défense antiaérienne" établie unilatéralement par Séoul et qui n'est ni prévue par le droit international ni reconnue par la Russie.

Elle accuse deux avions de chasse sud-coréens F-16 d'avoir "effectué des manœuvres non-professionnelles en coupant la route des bombardiers stratégiques russes et en créant une menace à leur sécurité".

"Les pilotes sud-coréens n'ont pas essayé d'entrer en contact avec les équipages des Tu-95MS (...) et aucun coup de semonce n'a été tiré par les avions de chasse sud-coréens", affirme le ministère russe de la Défense, précisant que dans le cas inverse, "la réponse ne se serait pas fait attendre".

L'avion militaire russe impliqué dans l'incident est arrivé au-dessus des îlots avant de s'éloigner après une première salve d'avertissement, a indiqué le ministère sud-coréen de la Défense.

L'appareil s'est une nouvelle fois introduit dans l'espace aérien sud-coréen 20 minutes plus tard, forçant l'armée sud-coréenne à procéder à une nouvelle série de tirs de sommation.

Avec AFP et Reuters

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