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En Haïti, un nouveau Premier ministre après la démission de Jean-Michel Lapin

Jean-Michel Lapin, Premier ministre démissionaire, lors de sa nomination par le président Moïse Jovenel, le 21 mars 2019.
Jean-Michel Lapin, Premier ministre démissionaire, lors de sa nomination par le président Moïse Jovenel, le 21 mars 2019. Valerie Baeriswyl, AFP

Le président haïtien Jovenel Moïse a dû nommer un nouveau Premier ministre, lundi, après la démission de Jean-Michel Lapin qui a échoué à composer une équipe. Fritz-William Michel est le quatrième chef du gouvernement en deux ans et demi.

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Nouveau changement politique en Haïti. Le président Jovenel Moïse a nommé lundi 22 juillet Fritz-William Michel comme Premier ministre, pour remplacer Jean-Michel Lapin qui a démissionné un peu plus tôt dans la journée, quatre mois après sa désignation.

Précédemment cadre du ministère de l'Économie et des Finances, Fritz-William Michel, 38 ans, "n’est pas très connu sur la scène politique nationale", explique Amélie Baron, journaliste de l’AFP en Haïti, sur l’antenne de France 24.

Fritz-William Michel "n’est pas très connu sur la scène politique nationale"

Il est le quatrième chef du gouvernement de l'administration Moïse, qui dirige le pays depuis deux ans et demi. Jean-Michel Lapin, qui n'est pas parvenu à composer un gouvernement faute de consensus au niveau du Parlement, a remis sa démission au président Moïse lundi.

Timide reprise du dialogue

Cette nomination et la prochaine composition d'un nouveau cabinet ministériel signent une timide reprise du dialogue entre les acteurs de la scène politique : le choix de Fritz-William Michel a été arrêté après des consultations entre Jovenel Moïse et les présidents des deux chambres du Parlement.

"La seule nomination de ce Premier ministre ne va pas suffire à éteindre la crise politique qui traverse le pays depuis des mois, estime la journaliste Amélie Baron sur France 24. Mais c'est tout de même une première étape et c'est crucial car cela permet une relance du dialogue entre le pouvoir exécutif et la classe politique. Les plus farouches détracteurs de Jovenel Moïse continuent, eux, à réclamer la démission du président pour son implication présumée dans le scandale de corruption Petrocaribe. Ce qui va compter désormais, c'est la composition du futur gouvernement. Une rénovation complète et une large ouverture amèneraient un apaisement certain du climat politique. Haïti a besoin de cet apaisement car l'inflation n'en finit pas d'aggraver les difficultés économiques des plus pauvres."

>> À voir sur France 24 : "Haïti : 'Il y a une crise majeure dont on ne voit pas encore l’issue' "

Alors que 60 % des Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté, l'inflation a franchi la barre des 18 % et l'insécurité gangrène le pays et particulièrement la capitale, en proie aux affrontements quasi quotidiens entre gangs armés.

Avec AFP

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