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Royaume-Uni : le nom du prochain Premier ministre bientôt connu, Boris Johnson grand favori

Boris Johnson près de son quartier général de campagne, la veille de l'annonce des résultats de la course à la présidence du Parti conservateur et au poste de Premier ministre britannique.
Boris Johnson près de son quartier général de campagne, la veille de l'annonce des résultats de la course à la présidence du Parti conservateur et au poste de Premier ministre britannique. Henry Nicholls, REUTERS

Candidat à la succession de Theresa May à la tête du parti conservateur et du gouvernement britanniques, Boris Johnson devrait sortir vainqueur, mardi, de la course pour Downing Street, au détriment de son rival Jeremy Hunt.

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Favori pour succéder à la Première ministre britannique Theresa May, c'est le jour J pour l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, qui devrait être élu mardi à la tête du Parti conservateur et donc sortir vainqueur de la course à Downing Street.

Le vote des 160 000 membres de son parti s'est achevé lundi après-midi et le résultat sera proclamé mardi 23 juillet dans la matinée. Boris Johnson, 55 ans, est donné largement gagnant face à Jeremy Hunt, 52 ans, l'actuel chef de la diplomatie britannique.

Mercredi, après une dernière nuit à Downing Street, Theresa May répondra à une ultime session de questions au Parlement avant de se rendre à Buckingham Palace où elle remettra officiellement sa démission à Elizabeth II en début d'après-midi.

Son successeur devrait prendre la parole quelques heures plus tard après avoir été lui aussi reçu par la reine, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.

L’Iran et le Brexit au menu

Premier défi urgent qui attend l'ex-maire de Londres : gérer l'escalade des tensions avec Téhéran, au plus haut après l'arraisonnement par l'Iran du pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz.

Le Royaume-Uni a riposté en annonçant lundi la mise en place prochaine d'une mission de protection avec les Européens dans le Golfe mais Londres "ne cherche pas la confrontation", a souligné Jeremy Hunt.

Boris Johnson, qui a suscité quantité de controverses ces trente dernières années, devra également mettre en œuvre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52 % pour le Brexit.

Une mission qui aura eu raison de Theresa May, échouant à trois reprises à faire accepter aux députés l'accord de sortie qu'elle avait conclu en novembre avec Bruxelles, ce qui l'a poussée à la démission.

Les défis qui attendent le nouveau Premier ministre au Royaume-Uni

"Grave crise"

Les divisions sont toujours profondes au Royaume-Uni entre ceux qui veulent quitter l’UE au plus vite et ceux qui espèrent que le pays revienne sur sa décision, en organisant un second référendum, par exemple. Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l'UE - un choix opportuniste selon ses détracteurs -, promet un Brexit d'ici à l'échéance du 31 octobre.

Pendant sa campagne, Boris Johnson a répété que le divorce serait prononcé fin octobre, accord renégocié ou pas d'accord, promettant un avenir radieux à son pays, quel que soit le scénario.

Sa volonté de quitter l'UE coûte que coûte, même sans accord, hérisse ceux qui souhaitent le maintien de liens étroits avec le continent et qui redoutent les conséquences économiques d'un "no deal" et du retour de formalités douanières.

Le ministre des Finances Philip Hammond a ainsi annoncé qu'il ferait "tout" pour empêcher une sortie sans accord, ne semblant pas exclure de contribuer à faire tomber le futur gouvernement de Boris Johnson. Le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Alan Duncan, a de son côté prédit à "BoJo" une "grave crise gouvernementale".

Avec AFP

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