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Au Mali, plusieurs blessés dans une attaque-suicide devant la base militaire française de Gao

La base française de Gao, dans le nord du Mali, pendant l'opération Barkhane, le 29 mai 2019.
La base française de Gao, dans le nord du Mali, pendant l'opération Barkhane, le 29 mai 2019. Philippe Desmazes, AFP

Un véhicule piégé a explosé lundi à l’entrée de la base française de Gao, dans le nord-est du Mali. L’incident a fait plusieurs blessés militaires et civils, dont des Français et des Estoniens présents dans cette vaste base.

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Un véhicule-suicide a explosé, lundi 22 juillet, à l'entrée de la vaste base française de Gao, dans le nord-est du Mali, faisant plusieurs blessés militaires et civils, selon les autorités des armées concernées. Des Français et des Estoniens figuraient dans la liste.

"L'attaque a été menée par un véhicule-suicide à 15 h 45 (heures locales et GMT) à l'entrée de la partie française du camp de Gao", a précisé mardi 23 juillet à l'AFP le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Frédéric Barbry. Le camp est partagé entre la force française antijihadiste Barkhane, la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (FAMa).

"Deux militaires estoniens et un militaire français, blessés, demeurent hospitalisés" sur la base de Gao, mais "leur état n'inspire pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. Le précédent bilan donné côté français lundi soir faisait état de "trois blessés français et estoniens", sans plus de précision.

Le ministère estonien de la Défense a quant à lui parlé de cinq soldats estoniens blessés.

Une cinquantaine de militaires estoniens assurent à Gao des missions de patrouille et de protection des installations de l'opération Barkhane, qui mobilise 4 500 Français au Sahel et dont la principale emprise militaire au Mali est située à Gao.

Deux civils maliens blessés

Deux civils maliens ont également été blessés dans l'attaque, selon l'état-major français. À Bamako, une source sécuritaire malienne avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'attaque avait fait "plusieurs blessés dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans". L'explosion a "soufflé des portes et des fenêtres", selon cette source.

"Deux personnes étaient à bord du véhicule-suicide qui arborait les couleurs de la Minusma", a précisé mardi le porte-parole de l'état-major français, confirmant partiellement des informations de source sécuritaire malienne, selon lesquelles "il y avait au moins trois kamikazes dans le véhicule piégé" qui était "peint aux couleurs des véhicules de l'ONU".

L'un des assaillants, vêtu d'un uniforme rappelant celui des forces armées maliennes, "a été neutralisé par les gardes après être sorti du véhicule armé et faisant des gestes agressifs", selon le colonel Barbry. Le second individu est mort dans l'explosion de la voiture piégée.

Selon l'état-major français, le véhicule s'est d'abord présenté à l'entrée du camp des FAMa, devant lequel se trouvait une longue file de voitures. Les attaquants se sont alors rabattus sur la porte principale de la base côté français.

Les soldats de Barkhane régulièrement visés

Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils.

En avril 2018, des jihadistes avaient tenté de prendre le contrôle du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali : un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d'un assaut d'environ quatre heures.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

Avec AFP

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