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Natation: Aubry réussit son double jeu

Le Hongrois Kristof Milak après avoir remporté le 200 m papillon et battu le record du monde, aux Mondiaux de Gwangju, le 24 juillet 2019
Le Hongrois Kristof Milak après avoir remporté le 200 m papillon et battu le record du monde, aux Mondiaux de Gwangju, le 24 juillet 2019 AFP
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Gwangju (Corée du Sud) (AFP)

Son double jeu, entre eau libre et bassin, a mené loin David Aubry: jusqu'aux JO-2020 sur 10 km il y a une semaine, et sur son premier podium mondial, avec la médaille de bronze du 800 m, mercredi à Gwangju (Corée du Sud).

"Il y a deux ans, je regardais les Championnats du monde (en bassin) à la télé, et pour moi, les nageurs, certains avec lesquels j'ai nagé aujourd'hui, étaient super forts, je ne pensais pas un jour arriver à cette hauteur", s'étonne Aubry, 22 ans.

Cette hauteur, c'est la troisième marche du podium mondial du 800 m - épreuve qui fait son entrée au programme olympique en 2020 - en pulvérisant de plus de quatre secondes son record de France, en 7 min 42 sec 08 (contre 7:46.30 en avril), derrière l'Italien Gregorio Paltrinieri et le Norvégien Henrik Christiansen.

"Je ne pensais pas nager aussi vite, c'est fou ! C'était une course fabuleuse, j'étais vraiment bien, je me suis amusé de A à Z. Première finale mondiale et première médaille mondiale, c'est incroyable !", sourit-il.

Premier nageur français à plonger à la fois en eau libre et en bassin lors d'un même rendez-vous mondial, Aubry, qui s'était ouvert les portes des JO-2020 avec sa dixième place sur 10 km il y a une semaine, fait carton plein. Au passage, il offre aux Bleus de la natation course leur première médaille de la compétition coréenne.

- Metella non, Mignon oui -

Venu à l'eau libre après avoir abandonné le triathlon à l'adolescence, le Francilien, qui s'entraîne sous la houlette de Philippe Lucas depuis quatre ans, a suivi un chemin inhabituel.

"Généralement, les nageurs sont d'abord des nageurs de bassin, et ils viennent s'essayer en eau libre. Moi, c'est l'inverse, j'ai d'abord commencé à faire des résultats en eau libre, et je commence à progresser en bassin", expliquait-il au printemps.

D'abord avec l'objectif d'être encore mieux armé hors des lignes d'eau : "c'est très important de nager très vite en bassin, de prendre de la puissance, pour pouvoir finir très fort un 10 km".

S'il a "toujours rêvé d'être champion olympique du 10 km", dans les eaux sages des piscines il "adore la sensation de glisse". Et ce double défi tient à coeur au compétiteur dans l'âme qu'il est.

"Avec Philippe, on travaille beaucoup et je sais que j'ai la caisse pour faire les deux. Je vais prouver que c'est possible", affirmait mi-avril Aubry, qui vénère la méthode Lucas et "ne changerai(t) d'entraîneur pour rien au monde".

Après deux victoires et autant de podiums marqués par des manifestations de défiance à son égard, sur 200 m et 400 m, le feuilleton Sun Yang, seulement sixième du 800 m (7:45.01) pour sa dernière course individuelle, n'a pas connu de nouveau rebondissement.

Sur 100 m, sentiments contraires pour les Bleus : grimace pour Mehdy Metella, qui a calé en demi-finales deux ans après sa médaille de bronze (48.65), sourire pour Clément Mignon, qui s'est lui invité en finale (48.25).

- Milak efface Phelps -

Sept fois médaillé d'or mondial en 2017, sur l'aller-retour notamment, Caeleb Dressel s'est lui emparé de la meilleure performance mondiale de l'année dès les séries matinales (47.32). C'est encore lui qui a été le plus rapide en demi-finales (47.35).

Mais, pour deux centièmes, il a vu l'or du relais 4x100 4 nages mixte échapper aux Etats-Unis, au profit de l'Australie : une carte de moins dans sa quête de nouveau septuplé, voire d'octuplé.

L'un à 19 ans, l'autre à bientôt 31, Kristof Milak et Federica Pellegrini ont tous les deux écrit une page d'histoire de la natation mercredi.

Le premier en s'offrant l'or du 200 m papillon en explosant de près de huit dixièmes le record du monde du légendaire Michael Phelps (1:50.73 contre 1:51.51).

Le seconde en montant pour la huitième fois d'affilée sur le podium mondial du 200 m, pour la quatrième fois sur la plus haute marche (1:54.22, devant Titmus). Au bout d'une saison "en dents de scie", Charlotte Bonnet, championne d'Europe en titre, s'est elle classée septième (1:56.95).

Avec la force de l'habitude, le Britannique Adam Peaty, devenu le premier homme à nager le 100 m brasse en moins de 57 secondes dimanche, a dominé la finale du 50 m brasse. Son troisième doublé mondial consécutif.

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