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Vietnam: un réseau social imitant Facebook vite débordé par la demande

Gapo, une version vietnamienne de Facebook, a été lancée lundi soir
Gapo, une version vietnamienne de Facebook, a été lancée lundi soir AFP/Archives
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Hanoï (AFP)

Un réseau social vietnamien s'inspirant de Facebook a été submergé par les utilisateurs lors de son lancement, dans un pays où les médias sont tous contrôlés par le régime communiste qui incite au développement de sites de partage nationaux.

Dès son lancement lundi soir, Gabo a rencontré des difficultés techniques, submergé par le nombre d'utilisateurs désireux de s'inscrire sur ce nouveau réseau social.

Certains n'ont pas réussi le faire, d'autres n'ont pas pu utiliser les fonctions de cette nouvelle application qui affiche l'ambition de conquérir 20 millions d'utilisateurs d'ici 2021.

"Des erreurs se produisent lorsque le système atteint un certain niveau", a déclaré Duong Vi Khoa, co-fondateur de Gapo, dans un message sur Facebook.

Ce réseau social a obtenu un financement de 21 millions de dollars du fonds d'investissement à risque G-Capital, selon les médias d'État.

M. Vi Khoa réfute cependant toute comparaison de sa plateforme avec Facebook, affirmant que Gapo n'a "aucune intention de faire concurrence à un réseau social". "Nous encourageons tout le monde à utiliser plusieurs réseaux sociaux", a-t-il ajouté.

Facebook est l'un des rares lieux d'expression de la dissidence au Vietnam, et revendique plus de 53 millions d'utilisateurs sur 95 millions d'habitants.

Mais ce réseau social, tout comme Google, YouTube et d'autres grands noms américains de la tech, est dans le viseur du gouvernement, via une loi sur la cybersécurité votée en juin 2018.

Ce texte, qui n'est pas encore entré en vigueur, oblige les plateformes internet à retirer sous 24 heures tous les commentaires considérés comme une menace à la "sécurité nationale".

En 2012, le Vietnam, où plus de la moitié de la population a moins de 30 ans, avait lancé l'application Zalo qui se voulait concurrente de la messagerie Whatsapp.

Facebook et YouTube (qui appartient à Google) ont déjà retiré des milliers de clips et de messages de leur site - avant même l'entrée en vigueur de la loi sur le cybersécurité - en invoquant la nécessité de se conformer aux lois nationales.

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