Accéder au contenu principal

Brexit : les préparatifs pour un "no deal", la priorité absolue de Boris Johnson

Le nouveau Premier ministre Boris Johnson s'adresse aux députés, à Londres, le 25 juillet 2019.
Le nouveau Premier ministre Boris Johnson s'adresse aux députés, à Londres, le 25 juillet 2019. Reuters

Selon le nouveau Premier ministre britannique, les termes de l’accord de Brexit conclu par Theresa May avec l’Union européenne sont "inacceptables". Répondant aux questions des députés jeudi, Boris Johnson a annoncé se préparer à un "no deal".

Publicité

Les termes de l'accord de Brexit conclu par Theresa May avec l'Union européenne (UE) sont "inacceptables", a déclaré jeudi 25 juillet le nouveau Premier ministre Boris Johnson devant les députés britanniques. Il a annoncé préparer avec son gouvernement une sortie de l'UE sans accord.

Tout en soulignant préférer quitter l'UE avec un accord, le dirigeant conservateur, qui a pris ses fonctions mercredi 24 juillet après la démission de Theresa May, a annoncé qu'il avait demandé jeudi à Michael Gove, chancelier du duché de Lancastre, une fonction prestigieuse au sein du gouvernement, de faire des préparatifs pour un "no deal" sa "priorité absolue".

"L'accord de retrait a été rejeté trois fois (...) Ses termes sont inacceptables pour ce Parlement et ce pays", a assuré Boris Johnson, réclamant "l'abolition du filet de sécurité" irlandais. Cette solution du "backstop" est destinée à éviter le retour de contrôles à la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et sa voisine la République d'Irlande après le Brexit.

"Le ministre des Finances a confirmé que tous les fonds nécessaires seront mis à disposition" pour gérer une sortie sans accord, a-t-il ajouté.

"Inacceptable" pour Michel Barnier

"Nous sommes prêts à négocier, en toute bonne foi, une alternative" à l'accord conclu en novembre dernier, après 17 mois de négociations, a affirmé Boris Johnson, tout en répétant vouloir quitter l'UE d'ici le 31 octobre, nouvelle date butoir fixée après le report par deux fois du Brexit initialement prévu le 29 mars.

"Il y a d'autres arrangements possibles", a-t-il continué, appelant l'UE à "revoir" son opposition à rouvrir les négociations sur l'accord de divorce.

Mais dans l'après-midi, le négociateur de l'UE Michel Barnier a répondu que ces demandes étaient "inacceptables", et que l'UE devait de son côté se préparer à une sortie du Royaume-Uni sans accord.

Boris Johnson "a déclaré que si un accord doit être conclu, il faut éliminer le filet de sécurité. C'est évidemment inacceptable et ne relève pas du mandat du Conseil européen", a affirmé Michel Barnier dans un couriel adressé aux représentants des 27 autres États membres, vu jeudi par l'AFP.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a par ailleurs réaffirmé à Boris Johnson que l'accord de divorce conclu avec le Royaume-Uni était le seul  possible pour l'UE, a indiqué sa porte-parole, Mina Andreeva.

"Le président Juncker s'est entretenu au téléphone avec le Premier ministre Boris Johnson et, après l'avoir écouté, lui a dit que l'accord de sortie est le meilleur et le seul possible pour l'Union européenne", a-t-elle déclaré.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.