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L'opposant russe Alexeï Navalny retourne en prison

Le leader de l'opposition russe Alexeï Navalny au tribunal après sa condamnation le 24 juillet 2019 à Moscou.
Le leader de l'opposition russe Alexeï Navalny au tribunal après sa condamnation le 24 juillet 2019 à Moscou. Vasily Maximov, AFP

L'opposant russe Alexeï Navalny a été condamné, mercredi, à trente jours de prison pour avoir appelé à manifester en pleine montée de la contestation, due au rejet des candidatures de l'opposition aux élections locales de septembre.

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Retour à la case prison pour Alexeï Navalny. L'opposant russe a été condamné, mercredi 24 juillet, à 30 jours de réclusion, la peine maximale, pour "infraction répétée aux règles d'organisation des manifestations", qui obligent à obtenir l'aval des autorités avant toute action de ce type. Cette peine survient en pleine montée de la contestation due au rejet des candidatures de l'opposition aux élections locales de septembre.

Un rassemblement d'une ampleur inédite depuis plusieurs années a eu lieu dimanche et l'opposition, Alexeï Navalny en tête, a appelé à manifester de nouveau devant la mairie de Moscou samedi, faisant monter la tension à l'approche de ces scrutins, qui s'annoncent difficiles pour les candidats soutenant le Kremlin.

Cette protestation, non autorisée, se déroulera sans ce militant anticorruption de 43 ans, appréhendé mercredi matin au moment où il sortait faire un jogging et acheter des fleurs pour l'anniversaire de sa femme. "Les gens ont raison quand ils disent que le sport n'est pas toujours bon pour la santé", a-t-il ironisé.

"Sortez dans la rue samedi"

"Trente jours de détention. Voilà ce que je veux dire : sortez dans la rue samedi [...]. Tant que nous n'avons pas le droit de vote, nous sommes tous de toute façon en détention", a réagi Alexeï Navalny sur Twitter.

L'opposition a annoncé dans la foulée que des perquisitions se déroulaient chez plusieurs de ses candidats refoulés aux élections, dont Ivan Jdanov, proche collaborateur d'Alexeï Navalny, et chez l'opposant de premier plan Dmitri Goudkov. La justice russe a lancé, mercredi, une enquête pour "entrave au travail de la Commission électorale", en raison d'une récente protestation devant son siège à Moscou. Un autre collaborateur de l'opposant, Oleg Stepanov, a également été interpellé mercredi et condamné à 8 jours de détention.

Ne pouvant être lui-même candidat car déclaré inéligible pour des condamnations qu'il dénonce comme politiques, Alexeï Navalny a organisé ces dernières années les plus importantes manifestations contre le président Vladimir Poutine, ce qui lui a régulièrement valu des condamnations à de courtes peines.

Popularité en chute pour Poutine

Exceptionnellement élevée après l'annexion de la Crimée, la popularité du président russe a chuté depuis sa réélection pour un quatrième mandat en 2018 et les scrutins de début septembre s'annoncent difficiles pour les candidats partisans du pouvoir.

L'enregistrement d'une soixantaine de candidats aux élections locales de Moscou a été rejeté la semaine dernière, officiellement en raison de vices dans la collecte des signatures de soutien dont ils ont besoin pour se présenter. Ces candidats dénoncent des irrégularités fabriquées de toutes pièces et accusent le maire loyal au pouvoir, Sergueï Sobianine, de vouloir étouffer l'opposition.

Des candidats de l'opposition ont également vu leurs candidatures rejetées dans d'autres grandes villes comme Saint-Pétersbourg, où une manifestation a réuni environ 3 000 personnes mercredi soir.

Avec AFP

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