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Un tanker russe arraisonné par l'Ukraine dans un port de la mer Noire

Le tanker russe Nika Spirit dans le port d'Izmaïl, le 25 juillet 2019.
Le tanker russe Nika Spirit dans le port d'Izmaïl, le 25 juillet 2019. Reuters

L'Ukraine a annoncé, jeudi, avoir arraisonné un tanker russe dans l'un de ses ports de la mer Noire. Kiev le soupçonne d'être lié à un incident naval ayant opposé les deux pays fin 2018 et qui avait mené à la saisie de bateaux de guerre ukrainiens.

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Un tanker russe a été arraisonné par l'Ukraine, jeudi 25 juillet, dans un port de la mer Noire. Kiev l'accuse d'avoir participé à la saisie par Moscou de bateaux militaires ukrainiens au large de la Crimée en novembre 2018.

"Un groupe d'enquêteurs du SBU (les services de sécurité ukrainiens)" a "perquisitionné le tanker arraisonné", "saisi des documents" et "interrogé les membres d'équipage", a précisé le communiqué, qui ajoute que Kiev prépare une requête judiciaire en vue de la saisie du bateau, arrivé le 24 juillet au port ukrainien d'Izmaïl, dans la région d'Odessa.

Huit mois après la saisie par la Russie de bateaux de guerre ukrainiens au large de la Crimée et de la capture de 24 marins – toujours prisonniers en Russie –, cette première confrontation militaire directe entre les deux pays en cinq ans de crise dans leurs relations reste l'un des sujets les plus sensibles entre Kiev et Moscou.

Le tanker arraisonné par Kiev y avait participé, selon les services de sécurité ukrainiens, en barrant aux bateaux ukrainiens l'entrée dans le détroit de Kertch, dans la mer d’Azov, avant leur saisie manu militari par la Russie. Ses propriétaires russes ont ensuite changé son nom de Neyma à Nika Spirit afin de "cacher son implication dans cet acte d'agression".

"Les conséquences ne se feront pas attendre"

En retour, la diplomatie russe a averti l'Ukraine des possibles "conséquences" de cette saisie.

"Nous sommes en train d'établir toutes les circonstances de ce qui s'est passé pour prendre des mesures adéquates", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. "S'il s'agit d'une prise en otage des Russes, cela sera considéré comme une violation grossière du droit international et les conséquences ne se feront pas attendre", a-t-il précisé.

Dans un nouveau communiqué, le SBU a déclaré que les dix marins présents à bord avaient été relâchés car ils n'avaient pas enfreint la loi ukrainienne et internationale. Kiev "respecte scrupuleusement le droit international de la mer et les décisions du tribunal de l'ONU sur le droit de la mer", ont ajouté les services de sécurité ukrainiens.

Fin novembre, les autorités russes ont saisi trois navires de guerre ukrainiens qui tentaient de pénétrer dans la mer d'Azov, partagée entre les deux pays, par le détroit de Kertch qui la sépare de la mer Noire. Il s'agissait du premier incident armé direct entre ces deux pays dont les rapports traversent une grave crise depuis 2014. Depuis, 24 marins ukrainiens sont retenus prisonniers en Russie.

Avec AFP

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