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Brexit : l'UE rejette les demandes de renégociation de Boris Johnson

La secrétaire d'État chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin a écarté toute renégociation du Brexit.
La secrétaire d'État chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin a écarté toute renégociation du Brexit. Ludovic Marin, AFP

Après la prise de fonctions du nouveau Premier ministre britannique, Bruxelles et Paris ont réaffirmé que l'accord de divorce conclu avec le Royaume-Uni était le seul possible pour l’UE. Dublin craint, elle, un "choc frontal".

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Au lendemain de la prise de fonctions de Boris Johnson au poste de Premier ministre du Royaume-Uni, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et Paris lui ont réaffirmé que l’accord de Brexit était le seul possible pour l’Union européenne (UE). La veille, Boris Johnson l’avait qualifié d’"inacceptable".

De son côté, le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney a accusé, vendredi 26 juillet, le nouveau Premier ministre de mettre "délibérément" le Royaume-Uni "sur la voie d'un choc frontal avec l'UE et l'Irlande dans le cadre des négociations sur le Brexit", a-t-il déclaré lors d’une interview pour la chaîne irlandaise RTE.

"Le meilleur et le seul pour l'UE"

La veille, la porte-parole de la Commission européenne Mina Andreeva a déclaré que le "président Juncker [s'était] entretenu au téléphone avec le Premier ministre Boris Johnson et, après l'avoir écouté, lui [avait] dit que l'accord de sortie était le meilleur et le seul possible pour l'UE".

"Jean-Claude Juncker lui a également assuré que la Commission européenne était prête à travailler avec le Royaume-Uni pour compléter la déclaration politique [jointe à l'accord de sortie, NDLR]) et pour analyser toutes ses propositions, à condition qu'elles soient compatibles avec l'accord de sortie", a indiqué Mina Andreeva. "La Commission reste disponible au cours des prochaines semaines si le Royaume-Uni souhaite tenir des pourparlers et clarifier sa position de manière plus détaillée", a-t-elle annoncé.

Boris Johnson invité à Paris, mais pas de renégociation du Brexit pour la France

À Paris, même son de cloche. La secrétaire d’État chargée des Affaires européennes a indiqué vendredi 26 juillet à France 2 que la France ne souhaitait pas renégocier l’accord. Selon Amélie de Montchalin, la France souhaite "passer l'étape" de l'accord du Brexit pour négocier "calmement" la future relation entre l'Europe et le Royaume-Uni.

Quelques heures auparavant, le président français Emmanuel Macron a tenté de calmer les esprits et a invité Boris Johnson à une visite en France "dans les toutes prochaines semaines", lors d’un premier entretien téléphonique, a indiqué l’Élysée. Au cours de cet échange, le chef de l'État a "félicité M. Johnson pour sa nomination" et "s'est réjoui de leur coopération sur les sujets bilatéraux, européens et internationaux". Les deux dirigeants ont convenu de parler du Brexit dans les prochaines semaines, "dans le respect des exigences de l'Union européenne", a précisé la présidence.

Cependant, Boris Johnson avait jugé, jeudi, "inacceptable" l'accord de retrait négocié par Theresa May, à qui il a succédé, et a réclamé à l'Union européenne de rouvrir les négociations.

Les demandes de Londres sont "inacceptables"

De son côté, le négociateur de l’UE Michel Barnier a également averti que les demandes de modifications de l'accord de divorce formulées par le Premier ministre britannique Boris Johnson étaient "inacceptables" et l'UE devait se préparer à une sortie du Royaume-Uni sans accord.

Boris Johnson "a déclaré que si un accord devait être conclu, il fallait éliminer le filet de sécurité [connu sous le nom de ‘backstop’, NDLR]. C'est évidemment inacceptable et ne relève pas du mandat du Conseil européen", a affirmé Michel Barnier dans un courriel adressé aux représentants des 27 autres États membres.

"Comme le suggère son discours plutôt combatif, nous devons nous préparer à une situation où il donne la priorité à la planification du ‘no deal’, en partie pour faire pression sur l'unité de l'UE27", a ajouté Michel Barnier. Une "absence d'accord ne sera jamais le choix de l'UE, mais nous devons tous être prêts pour tous les scénarios", a-t-il insisté.

"Je note les nombreuses et vives réactions à ce discours à la Chambre des communes. Dans ce contexte, nous devons suivre attentivement les nouvelles réactions et évolutions politiques et économiques au Royaume-Uni à la suite de ce discours", a-t-il conclu.

Avec Reuters et AFP

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