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Mondiaux de natation: "Tout me fait dire" que Sun "n'est pas dopé", assure son entraîneur australien

L'entraîneur du Chinois Sun Yang, l'Australien Dennis Cotterell, avant une séance d'entraînement avec son protégé, le 25 juillet 2019 à Gwangju
L'entraîneur du Chinois Sun Yang, l'Australien Dennis Cotterell, avant une séance d'entraînement avec son protégé, le 25 juillet 2019 à Gwangju AFP
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Gwangju (Corée du Sud) (AFP)

"Tout ce que j'ai vu depuis le premier jour me fait dire" que Sun Yang "n'est pas dopé", assure l'Australien Denis Cotterell, son entraîneur depuis plus de dix ans, dans une interview à l'AFP lors des Championnats du monde de natation, vendredi à Gwangju (Corée du Sud).

"Il n'est pas dopé", affirme Cotterell, qui travaille depuis 2008 avec Sun, devenu depuis triple champion olympique (400 m et 1500 m en 2012, 200 m en 2016) et onze fois champion du monde. "Tout me le fait dire, tout le travail que je fais avec lui, la précaution méticuleuse qu'il prend avec ce qu'il avale, tout ce que j'ai vu depuis le premier jour", énumère-t-il.

"Année après année, il a été contrôlé - en gagnant chaque année depuis dix ans, (ce sont) des centaines de contrôles, développe-t-il. Vous ne pouvez pas avoir les résultats qu'il a eus au fil des de ces années sans travailler. La longévité, c'est ce qui fait la différence entre les champions et les grands champions."

La présence aux Mondiaux-2019 de Sun (27 ans), au coeur d'un contrôle antidopage rocambolesque remontant à septembre dernier, à son domicile de Hangzhou, en Chine, au cours duquel il lui est reproché d'avoir cassé à coup de marteau un échantillon de sang, mais non sanctionné par la Fédération internationale de natation (Fina), pour vice de forme, irrite beaucoup de nageurs.

D'autant que l'Agence mondiale antidopage (AMA) ayant fait appel de la décision de la Fina, le nageur chinois sera entendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS) en septembre. Déjà suspendu trois mois pour dopage en 2014, il risque la suspension à vie qui s'applique en cas de récidive.

- "Pas l'endroit" -

"S'il avait quelque chose à cacher, pourquoi se serait-il présenté (aux contrôleurs) ? Pourquoi aurait-il d'abord donné son sang ?, s'interroge l'entraîneur australien. Il n'était pas chez lui quand ils sont arrivés. Il aurait pu simplement rester dans sa voiture et ne pas se présenter jusqu'à ce que ce soit considéré comme un +no-show+."

Dans la piscine sud-coréenne, la défiance vis-à-vis de Sun, victorieux du 200 m et du 400 m, s'est exprimée jusque sur les podiums, silencieusement mais avec une grande résonance. Au premier jour de compétition dimanche, l'Australien Mack Horton, médaillé d'argent du 400 m, a refusé d'y monter. Puis mardi, le Britannique Duncan Scott, troisième ex aequo du 200 m, a lui refusé de serrer la main du nageur chinois. Tous deux se sont en outre tenus à l'écart sur les photos protocolaires. Leur geste leur a valu un large soutien du reste des nageurs.

Cotterell, lui, regrette la manière. "Je soutiens complètement ce que les athlètes demandent en termes de transparence et de procédures antidopage claires, réglementées. Qui ne le voudrait pas ? Mais la manière dont ils le font - en ciblant un individu, qui doit supporter ça depuis trop longtemps..., déplore-t-il. Il y a d'autres moyens."

"J'ai reçu beaucoup de soutien de la part d'entraîneurs ici, sur le fait que ce n'est pas l'endroit pour faire ces protestations, assure-t-il. Ce qui est regrettable, c'est que ça a fait de l'ombre aux performances de beaucoup de gens."

Sun, qui en a fini avec les courses individuelles à Gwangju, ne doit plus y nager que la finale du 4x200 m messieurs avec le relais chinois vendredi soir.

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