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Tour de France : journée noire pour les Français, Bernal prend le pouvoir

La 19e étape du Tour de France a été arrêtée définitivement en raison de l'état de la route, impraticable en raison d'une averse de grêle.
La 19e étape du Tour de France a été arrêtée définitivement en raison de l'état de la route, impraticable en raison d'une averse de grêle. AFP

Au terme d'une 19e étape escamotée de sa dernière ascension, le Tour de France a basculé. Thibaut Pinot a abandonné sur blessure, et Julian Alaphillipe a craqué sur les pentes de l'Iseran, laissant filer le maillot jaune au Colombien Egan Bernal.

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envoyé spécial France 24 à Tignes (France)

Rarement scénario d’une étape du Tour de France aura donné lieu à autant de rebondissements sur si peu de distance. Des 126 kilomètres qui séparaient Saint-Jean-de-Maurienne de Tignes, dans les Alpes françaises, le peloton n’en aura finalement officiellement parcouru que 89. Et la course a finalement été neutralisée en raison d’une averse de grêle rendant totalement impraticable la descente du col de l’Iseran, avant-dernière difficulté du programme initial.

Il n’y aura donc pas eu de montée vers Tignes, une rampe de lancement qui devait théoriquement dessiner les contours du podium de cette Grande Boucle. Mais, fort heureusement pour le spectacle, la grande bagarre avait débuté bien plus tôt dans cette 19e étape, qui aura tout de même livré un verdict sans appel. Car les enseignements de ces 89 kilomètres de course sont nombreux, à la veille de la dernière étape alpestre.

Thibaut Pinot a été le premier à concentrer les feux des projecteurs, dès les premiers kilomètres de l’étape du jour. Le coureur franc-comtois, que beaucoup voyaient enfin capable de succéder à Bernard Hinault – dernier Français à avoir triomphé sur le Tour en 1985 – n’a jamais pu défendre ses chances. Blessé à la cuisse gauche, il a rapidement concédé près de trois minutes à la tête de course avant de jeter l’éponge. Et de quitter les routes dans la voiture de son directeur sportif, en pleurs.

Des larmes annonciatrices d’une bien morne journée pour le vélo français. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, les Ineos du tenant du titre Geraint Thomas et de son coéquipier Egan Bernal ont décidé de dynamiter la course. Le Gallois a placé une première banderille dans les premières pentes du col de l’Iseran, à laquelle les principaux leaders ont réussi à répondre. Tous sauf Julian Alaphilippe, maillot jaune surprise de ce Tour, finalement ramené à la raison par les cadors des gros pourcentages.

Le puncheur de la Deceuninck-Quick Step décramponné, les prétendants ont appuyé sur l’accélérateur et à ce petit jeu, c’est le Colombien Bernal qui s’est montré le plus fort. Aérien sur les pentes du toit du Tour (2 770 m), il a repoussé toute la concurrence à près d’une minute, et Julian Alaphillipe à plus du double. Un tour de force suffisant pour figer les positions au classement, puisque le meilleur jeune de la course compte désormais une trentaine de secondes d’avance sur sa victime du jour, et près d’une minute sur tous ses autres rivaux.

Des écarts approximatifs, puisque toujours sous le coup d'une officialisation par la direction de course, prise de court par les intempéries. Mais au-delà même des temps officiels, cette improbable 19e étape restera sans nul doute comme le moments forts de ce Tour 2019.

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