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Les Tunisiens ont rendu un dernier hommage au président Essebsi

Fethi Belaid/POOL/AFP

La Tunisie a rendu samedi un hommage national à son premier président élu démocratiquement au suffrage universel, Béji Caïd Essebsi. Il devait être enterré en présence de plusieurs chefs d'État et d'une foule de Tunisiens.

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Les funérailles du président tunisien Béji Caïd Essebsi se sont tenues samedi 27 juillet. Elles ont débuté en fin de matinée au palais présidentiel de Carthage, en présence de plusieurs dirigeants internationaux, dont le président français, Emmanuel Macron, le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah ou encore le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.

"Je voulais ici, en étant parmi vous, vous dire avant tout toute l'amitié, l'affection et le respect du peuple français pour le peuple tunisien et l'accompagner dans ce moment de deuil", a déclaré Emmanuel Macron. "Dire aussi notre admiration pour la dignité, la force, la sérénité durant ces jours derniers. Il y a la tristesse qui emplit le pays, mais il y a aussi toute la dignité d'un peuple qui se tient aux côtés de son président et l'accompagne. Dire aussi le profond respect et l'amitié pour le président Essebsi lui-même."

"Il fut un homme de combat, de conquêtes, de force de caractère qui parfois l'ont conduit aussi à savoir démissionner lorsqu'il le fallait", a ajouté le président français. "Il m'a beaucoup appris", a également insisté Emmanuel Macron, qui a parlé d'un "lien filial" avec le président défunt.

Le discours du président français, Emmanuel Macron

Le cortège funèbre a ensuite quitté le palais de Carthage vers le cimetière du Djellaz, à environ 25 km de là, où Béji Caïd Essebsi devait être inhumé aux côtés des membres de sa famille.

De nombreux Tunisiens se sont massés le long du trajet et dans ce vaste cimetière en plein Tunis, pour faire leur dernier adieu à leur président, décédé le jour où la Tunisie célébrait la proclamation de la République en 1957.  "Je suis venue pour rendre hommage à son action en faveur des femmes", a souligné Farah, une architecte quadragénaire patientant au pied d'une statue de Habib Bourguiba, père de l'indépendance tunisienne et mentor du président défunt.

Le discours de Mohamed Ennaceur, président tunisien par intérim

Des hommages du monde entier

Depuis l'annonce du décès, les hommages internationaux ont afflué pour saluer le rôle crucial du président dans la "marche vers la démocratie" dans le berceau du Printemps arabe. Des pays voisins comme l'Algérie, l'Égypte, la Libye, la Jordanie ou la Mauritanie ont décrété trois jours de deuil.

Le chef du Parlement, Mohamed Ennaceur, 85 ans, qui a prêté serment quelques heures après le décès de Béji Caïd Essebsi, est chargé d'assurer la présidence par intérim pour 90 jours maximum, soit jusqu'à fin octobre.

L'instance supérieure indépendante chargée d'organiser des élections (Isie) a annoncé jeudi une élection présidentielle anticipée "probable" dès le 15 septembre, au lieu du 17 novembre initialement prévu, ce qui bouleverse le calendrier électoral. Des législatives sont prévues le 6 octobre.

Avec AFP

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