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Paris exhorte Trump à ne pas mélanger tarifs douaniers et taxe digitale

Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, réagit aux menaces de Trump sur la taxe Gafa lors d'une conférence de presse, le 27 juillet 2019, à Paris.
Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, réagit aux menaces de Trump sur la taxe Gafa lors d'une conférence de presse, le 27 juillet 2019, à Paris. François Guillot, AFP

Bruno Le Maire a répondu samedi aux menaces de Donald Trump en réaction à la taxe Gafa, sur les revenus des grands acteurs du numérique. Il a appelé le président américain à ne pas mélanger tarifs douaniers et taxe digitale.

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"Ne mélangeons pas les deux sujets", a réagi Bruno Le Maire. Le ministre de l'Économie français a exhorté Donald Trump à ne pas mélanger tarifs douaniers et taxe digitale, samedi 27 juillet.

Le ministre a souhaité couper court aux menaces de représailles américaines après l'adoption il y a deux semaines par la France d'une taxe sur les revenus des grands acteurs du numérique, surnommée taxe Gafa. Vendredi, le président américain avait dénoncé la "stupidité" d'Emmanuel Macron à propos de cette taxe et avait menacé de rétorsion le vin français.

La France veut trouver un accord avec les États-Unis d'ici au G7 fin août sur la taxation des géants du numérique, a précisé Bruno Le Maire.

Il devait s'entretenir en fin d'après-midi avec son homologue américain, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, afin d'avancer vers un accord au niveau des pays de l'OCDE d'ici fin 2020.

>> À lire : "Taxation du numérique : les ministres des Finances du G7 arrivent à un consensus"

"Nous avons toujours dit très clairement que dès qu'il y aurait une décision internationale sur la taxation digitale, nous retirerions notre taxe nationale, a-t-il déclaré. C'est une invitation pour chacun à accélérer les travaux sur une solution universelle."

"Cette situation n'est pas acceptable"

Bruno Le Maire a aussi souligné que la taxe Gafa ne toucherait pas uniquement des entreprises américaines. Il a rappelé que des multinationales américaines, européennes ou chinoises ont une activité digitale sans forcément une présence physique dans un territoire, et ne paient pas ou peu d'impôt.

"Cette situation n'est pas acceptable et c'est notre intérêt collectif de parvenir à une juste taxation des activités digitales dans le monde", a-t-il ajouté.

La taxe française sur le numérique impose les entreprises à hauteur de 3 % du chiffre d'affaires réalisé en France, notamment sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Avec AFP et Reuters

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