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Mondiaux de natation: "Je ne devrais pas avoir à subir ces insultes", se défend Sun

Le Chinois Sun Yang pose avec sa médaille d'or après sa victoire en finale du 200 m libre aux Mondiaux de natation, le 23 juillet 2019 à Gwangju
Le Chinois Sun Yang pose avec sa médaille d'or après sa victoire en finale du 200 m libre aux Mondiaux de natation, le 23 juillet 2019 à Gwangju AFP/Archives
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Gwangju (Corée du Sud) (AFP)

"Je ne devrais pas avoir à subir ce genre d'insultes", s'est défendu Sun Yang, cible de protestations sur le podium des Championnats du monde de natation, à cause des soupçons de dopage qui l'entourent, à Gwangju en Corée du Sud.

"Je ne devrais pas avoir à subir ce genre d'insultes", a déploré le nageur chinois, triple champion olympique et désormais onze fois champion du monde, après le relais 4x200 m messieurs vendredi, sa dernière course dans le bassin coréen. Je n'ai rien à prouver. Je sais juste que je ne mérite pas d'être insulté de cette façon."

"Mais il y a des millions d'athlètes dans le monde, et si quelques-uns veulent me lancer des insultes, je peux faire avec", a-t-il ajouté.

"Ca ne sert à rien de leur répondre, ça n'a aucune importance pour moi. La Fina (Fédération internationale de natation, ndlr) a clairement établi que je n'avais commis aucune violation (à la réglementation) antidopage", a-t-il insisté.

La présence aux Mondiaux-2019 de Sun, au coeur d'un contrôle antidopage rocambolesque remontant à septembre dernier, au cours duquel il lui est reproché d'avoir cassé à coup de marteau un échantillon de sang, mais non sanctionné par la Fina, pour vice de forme, irrite beaucoup de nageurs. D'autant qu'il sera entendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS) en septembre, après que l'Agence mondiale antidopage (AMA) a fait appel de la décision de la Fina. Déjà suspendu trois mois pour dopage en 2014, il risque la suspension à vie qui s'applique en cas de récidive.

Dans la piscine de Gwangju, la défiance vis-à-vis du nageur chinois, victorieux du 200 m et du 400 m, s'est exprimée jusque sur les podiums, silencieusement mais avec une grande résonance. Dimanche, l'Australien Mack Horton, médaillé d'argent du 400 m, a refusé de partager le podium avec lui. Puis mardi, le Britannique Duncan Scott, troisième ex aequo du 200 m, a lui refusé de lui serrer la main. Tous deux se sont en outre tenus à l'écart sur les photos protocolaires. Leur geste leur a valu un très large soutien parmi les nageurs.

"Ce que je fais, c'est protéger les droits et les intérêts de tous les athlètes", a affirmé Sun.

"Imaginez si des contrôleurs sans les bons documents viennent chez vous vous prélever du sang et de l'urine. S'ils faisaient un faux rapport, alors je n'aurais aucune possibilité d'argumenter", a-t-il plaidé.

"Chaque mot que j'ai dit est vrai et j'ai tout pour le prouver. Je me bats pour moi et pour tous les athlètes", a répété Sun.

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