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Perpignan: la permanence d'un député LREM prise pour cible par des "gilets jaunes"

Le député LREM Romain Grau le 21 juin 2017 à Paris
Le député LREM Romain Grau le 21 juin 2017 à Paris AFP/Archives
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Perpignan (AFP)

La permanence du député LREM Romain Grau a été prise pour cible samedi à Perpignan par des "gilets jaunes" qui ont cassé les vitres et tenté de mettre le feu au local où il se trouvait, des actes condamnés par plusieurs responsables politiques.

"Comme chaque samedi matin, je travaillais à mon bureau. Ils ont brisé toutes les vitres et ont tenté de mettre le feu à la permanence. Heureusement, un voisin m'a jeté un extincteur par la fenêtre et j'ai pu arrêter l'incendie", a indiqué à l'AFP M. Grau.

Selon lui, ils étaient une trentaine de "gilets jaunes" à prendre part à ce "saccage" mais n'ont scandé aucun slogan.

La préfecture des Pyrénées-Orientales a confirmé que la permanence de M. Grau avait été la "cible de dégradations importantes de la part de manifestants ce (samedi) matin", sans être en mesure dans l'immédiat d'indiquer le nombre de "gilets jaunes" ayant pris part à la manifestation.

Sur des photos transmises par le député à l'AFP, on peut voir plusieurs vitrines de la permanence ayant en grande partie volé en éclat, et une chaise à l'intérieur du local carbonisée.

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a "condamné" sur Twitter ces actes et exprimé son "entière solidarité" à M. Grau et ses collaborateurs. "La violence, le vandalisme et les tentatives d?incendie ne sont pas des moyens d'action tolérables dans une démocratie".

"Plein soutien à @RomainGrau. Actes inqualifiables et anti-démocratiques. #Perpignan", a tweeté à son tour Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics.

"Ces violences doivent cesser", a écrit sur le réseau social le chef de file des "Marcheurs" à l'Assemblée nationale Gilles Le Gendre, en manifestant au nom du groupe LREM sa "solidarité amicale" à l'élu des Pyrénées-Orientales.

"Ce que je regrette, c'est que j'ai toujours reçu tout le monde à ma permanence, notamment des gilets jaunes. Je regrette que ces gens soient venus casser au lieu d'essayer de discuter", a affirmé M. Grau.

Le député de La République en marche, candidat aux municipales à Perpignan, y affrontera le député du Rassemblement national Louis Aliot, qui a aussi condamné "sans réserve" les dégradations commises "par quelques individus irresponsables" sur Twitter.

M. Grau va porter plainte après cet incident, car "vouloir mettre le feu, c'est vouloir porter atteinte à la vie de personnes: moi-même, mais aussi tous les voisins dans l'immeuble".

Jeudi, c'est la permanence de la députée LREM Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône) qui avait été prise pour cible par des agriculteurs lui reprochant d'avoir voté en faveur du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta). Un mur de ciment d'environ 2,5 m avait été érigé devant la porte du local.

"Ces attaques inacceptables portent atteinte au fondement même de notre démocratie", a réagi samedi dans un communiqué le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, qui veut mettre "la même énergie à lutter contre l'agribashing, que contre l'antiparlementarisme".

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