Accéder au contenu principal

La Bourse de Paris en hausse prudente à mi-séance (+0,17%)

Publicité

Paris (AFP)

La Bourse de Paris se hissait timidement (+0,17%) au-dessus des 5.600 points lundi à la mi-journée, restant prudente faute d'indicateurs majeurs à l'agenda et dans l'attente de la décision de la Fed cette semaine.

A 14H08 (12H08 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 9,59 points à 5.619,64 points, dans un volume d'échanges de 1,03 milliard d'euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,57%.

Après une ouverture en léger repli, la cote parisienne s'est rapprochée de l'équilibre dans la matinée, avant de tenter une incursion dans le vert.

Wall Street s'apprêtait de son côté à débuter proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,06%, tandis que l'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,03%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, grappillait pour sa part 0,07%.

La semaine s'annonce "encore très chargée pour les investisseurs", a relevé dans une note Jean Molinero, un analyste du courtier Aurel BGC. "Les réunions des comités de politique monétaire des banques centrales se poursuivent avec la Banque centrale américaine ce mercredi et les Banques d'Angleterre (BoE) et du Japon (BoJ) jeudi."

"Une baisse de 25 points de base des taux directeurs de la Fed semble acquise. Mais les investisseurs seront essentiellement sensibles au discours de M. Powell (son président): d'autres baisses des taux directeurs sont-elles possibles d'ici la fin de l'année?", a précisé M. Molinero.

Les marchés tablent en effet sur un abaissement des taux directeurs de la Fed pour la première fois en onze ans, quelques jours après que la BCE a elle-même ouvert la voie à une série de remèdes anti-crise, allant d'une ou plusieurs baisses de ses taux à une possible reprise de ses rachats de dette.

Jerome Powell a déjà signalé à plusieurs reprises que les incertitudes commerciales, la morosité économique mondiale et surtout la faiblesse de l'inflation américaine (1,5% en mai) étaient "une combinaison de facteurs renforçant les arguments en faveur d'une politique monétaire plus accommodante".

Dans ce contexte, les investisseurs suivront également avec attention la reprise des négociations commerciales sino-américaines à compter de mardi à Shanghai. Mais peu d'avancées sont à attendre, selon des analystes.

Du côté des indicateurs, l'agenda du jour ne réserve aucune statistique majeure, mais les résultats d'entreprises se poursuivent.

- La pharmacie en forme -

Sur le front des valeurs, Sanofi gagnait 2,79% à 78,07 euros. Le géant pharmaceutique français est tombé dans le rouge au deuxième trimestre, où il a notamment dû passer une dépréciation massive pour un traitement contre l'hémophilie, mais ses ventes d'autres produits restent dynamiques et il a légèrement relevé lundi son objectif annuel de bénéfice.

Genfit profitait toujours (+4,64% à 16,70 euros) de l'annonce que l'autorité américaine du médicament (FDA) et son équivalente européenne (EMA) "ont toutes les deux accordé la désignation de traitement pour maladie orpheline à Elafibranor", son candidat-médicament vedette, pour le traitement de la cholangite biliaire primaire (PBC), une maladie chronique du foie.

CNP Assurances se repliait en revanche de 1,13% à 19,18 euros, sans bénéficier de résultats robustes dans l'ensemble pour les six premiers mois de l'année, au moment où se dessine peu à peu son avenir au sein du futur grand pôle financier public sous l'égide de La Poste.

Eurazeo grappillait 0,90% à 61,85 euros. La société d'investissement a annoncé vendredi avoir reçu une offre ferme d'achat du Groupe Bertrand (Quick, Burger King, Hippopotamus, Groupe Flo...) en vue de la cession de la totalité de sa participation dans la chaîne de restauration Léon de Bruxelles.

SoLocal Group montait de 3,90% à 0,80 euro, tiré par un retour aux profits au premier semestre avec un bénéfice net à 16 millions d'euros. Le groupe a aussi confirmé ses objectifs pour l'exercice en cours.

Peugeot SA reculait de 2,18% à 22,01 euros. Le constructeur automobile français est prêt à tirer un trait sur l'usine britannique de Ellsmere Port et à transférer l'activité en Europe continentale si le Brexit tourne mal, prévient son patron Carlos Tavares dans un entretien au Financial Times publié lundi.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.